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Souriez, la police vous filme!

Contraventions «quasi incontestables»

Denis Therriault

Des contraventions quasi incontestables, c'est possible lorsque les policiers disposent de caméras de type «dash-cam» dans la voiture patrouille.

Cette semaine, l'émission JE démontre la redoutable efficacité de telles caméras avec l'exemple de la police de Saint-Jean-sur-Richelieu, où les 24 voitures patrouilles disposent d'un tel système.

En 2012 et 2013, alors qu'il y avait plus de 10 000 infractions avec bandes vidéo comme preuve, seulement trois contrevenants se sont rendus jusqu'à la Cour municipale pour contester leur contravention. Un seul a eu gain de cause parce que la signalisation routière était déficiente.

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Les principales infractions sont les arrêts obligatoires et les feux rouges non respectés. Il y a aussi des cas de conduites avec facultés affaiblies dont la preuve est documentée avec bande vidéo.

Le système d'enregistrement des infractions au code de la sécurité routière a beaucoup évolué depuis que les policiers de Saint-Jean-sur-Richelieu ont opté pour cette méthode. Au début des années 2000, il y avait les cassettes VHS, puis les minicassettes.

Maintenant, tout est informatisé. Une fois l'infraction enregistrée, le policier n'a qu'à indiquer un numéro de dossier et la vidéo est automatiquement sauvegardée dans l'ordinateur de l'autopatrouille.

Dès que le véhicule revient dans la cour du poste de police, le transfert d'images se fait automatiquement par un système sans fil wifi dans le serveur principal. Donc, aucune manipulation de bandes vidéo n'est requise.

L'émission JE a appris que la Sûreté du Québec mène de son côté un projet pilote pour l'installation de caméras semblables dans ses véhicules. Les coûts s'annoncent toutefois très élevés pour la SQ, compte tenu du nombre important de voitures patrouilles et de l'étendue du territoire.