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Le fondateur de Couche-Tard réclame des cours d'économie

Agence QMI

Le fondateur d'Alimentation Couche-Tard (ATD.B) (TSX), Alain Bouchard, réclame des cours d'économie pour les jeunes Québécois. L'homme d'affaires emboite le pas aux L. Jacques Ménard, Monique F. Leroux et Louis Audet qui militent également pour le retour de cours d'économie au secondaire.

«Ma fille de 14 ans me pose des questions. Elle me dit qu'on ne leur parle pas d'argent à l'école. On leur parle d'un tas de choses mais elle n'entend pas parler d'économie», a dit le président exécutif du conseil d'administration d'Alimentation Couche-Tard, en marge d'une allocution prononcée devant les invités du Cercle canadien de Montréal, lundi dans la métropole.

M. Bouchard estime que les Québécois seraient mieux outillés pour comprendre le fonctionnement de l'économie et les questions financières s'ils avaient accès à une formation. L'homme d'affaires, qui a délaissé la gestion quotidienne de Couche-Tard l'automne dernier, entend consacrer du temps à l'avancement du dossier.

«Je trouve ça important moi que nos jeunes soient formés en économie. La richesse, ça se crée par de l'entrepreneuriat et de la compréhension. Je comprends que tout le monde ne veut pas devenir entrepreneur. Mais si les gens comprennent comment l'économie fonctionne, ils vont peut-être économiser eux même et mieux articuler leurs demandes aux gouvernements», a ajouté l'entrepreneur. Son ami Serge Godin, l'homme derrière CGI, qui assistait à sa présentation, lui a manifesté son appui pour cette nouvelle mission.

Alain Bouchard soutient que la population continuera de se diviser entre gens à droite et gens à gauche. Mais avec une formation économique, il croit que les gens de gauche, qui critiquent actuellement l'austérité, seraient en mesure de mieux articuler leurs demandes.

«On a trop dépensé et on est allé trop loin dans le support de la population, qui est devenue dépendante du gouvernement. Elle en demande plus et on ne peut pas se le permettre. On a pas assez de revenus pour répondre aux besoins des citoyens», a expliqué M. Bouchard.

Le dirigeant a précisé qu'il faut remettre des choses en question et que les acquis doivent être temporaires et non permanents, comme c'est le cas pour une entreprise.

Couche-Tard lorgne l'Afrique

Alimentation Couche-Tard pourrait procéder à une acquisition en Afrique dans le cadre de son expansion internationale. L'entreprise québécoise a l'oeil sur des chaînes de dépanneurs africaines.

«On a regardé quelque chose là bas. Il y a des réseaux, dans certains pays qui sont très dynamiques. Mais il faut choisir son pays. Il y a des pays où on irait pas», a commenté Alain Bouchard.

Pour le moment, Circle K, l'une des enseignes de Couche-Tard, vient de vendre une licence à un entrepreneur égyptien en retour de redevances. Ce dernier a ouvert un premier magasin en Égypte où d'autres établissements verront le jour.

Quant aux acquisitions, Alain Bouchard a dit que les évaluations des marchands transigés en Bourse sont très élevées dans le monde. «Elles sont démentielles car le coût de l'argent est très bas et que les multiples des entreprises sont élevés. C'est pour ça qu'on est moins actif», a-t-il expliqué.