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La GRC démantèle un réseau international de pédopornographie

Les victimes recherchées

La police canadienne a annoncé mercredi le démantèlement d'un réseau international en ligne de pédopornographie avec 41 arrestations au Canada et aux États-Unis, et dont les victimes sont principalement des garçons de 10 à 16 ans.

À ce stade de l'enquête, seulement 19 enfants victimes ont pu être identifiés, a annoncé la police régionale de York (Ontario, centre) tout en précisant que quelque 2 000 enfants pourraient en être victimes.

Le réseau s'étendait sur 17 pays et, outre le Canada et les États-Unis, des victimes potentielles ont été localisées au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Russie et dans une moindre mesure en Espagne et en France, ont indiqué les enquêteurs lors d'une conférence de presse.

L'enquête avait commencé dans la banlieue de Toronto en 2014 et a été élargie à l'international sous le nom de code «ProjetHydra» en collaboration avec Interpol.

Les personnes interpellées font face à un total de 110 chefs d'inculpation, selon la police. Aux États-Unis où ce réseau semblait le plus actif, une centaine d'enquêtes sont en cours, a indiqué Matthew Stentz, du département américain de la Sécurité intérieure.

Sur le total des interpellations, sept ont été réalisées à York où les premières images pornographiques infantiles avaient été mises en ligne.

Un homme de 24 ans, originaire de Moncton (Nouveau-Brunswick), utilisait des sites de chat vidéo en se faisant passer pour une adolescente afin d'inciter les enfants à s'exhiber sexuellement. Après les avoir filmés, il postait les images en ligne sur un réseau social.

Il aurait utilisé ces comptes:

Clavardage vidéo

  • Skype : Veronika.Maylae
  • Vichatter : Veronika69

Facebook

  • Vero May (www.facebook.com/vero.may.3950)

Adresses de courriel

  • boiyavi@hotmail.com
  • revolboy@hotmail.com
  • tigerjack@hotmail.com


L'identification des victimes est compliquée car la plupart des enfants n'ont pas conscience d'avoir été exploités, a souligné Jullie Rogers-Marsh, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du Nouveau-Brunswick, dans un message vidéo.