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Tracktik : sur la piste du succès

TVA Nouvelles

Une rencontre fortuite, survenue sous le soleil de la Floride en 2011, a donné naissance à Tracktik. L’entreprise montréalaise a développé une plateforme de gestion intégrée, qui regroupe une panoplie d’applications, destinées aux firmes de sécurité.  

«J’ai rencontré le propriétaire d’une firme de sécurité pendant que je travaillais quelques mois en Floride. Il était découragé, car il n’arrivait pas à gérer convenablement ses employés actifs sur le terrain. Certains étaient en retard ou absents et d’autres oubliaient d’envoyer des rapports d’incidents», a raconté Simon Ferragne, président et chef de la direction de Tracktik.

La conversation a grandement inspiré l’entrepreneur montréalais, qui était concepteur d’applications destinées à la plateforme Androïd pour une firme de Silicon Valley. Il a rapidement décidé de consacrer son expertise au secteur de la sécurité.

«Je me suis vite rendu compte que les firmes de sécurité utilisaient des outils archaïques, des rapports papier et des cassettes vidéo», a dit M. Ferragne, précisant que les firmes n’avaient aucun moyen de surveiller leurs milliers d’employés qui travaillent dans plusieurs lieux.

Simon Ferragne, qui se décrit comme un ingénieur informatique autodidacte, s’est vite attelé au développement de solutions pour simplifier la gestion des firmes de sécurité. «J’ai  une passion pour l’informatique depuis mon enfance. Ça me vient de mon père qui créait des jeux sur son Mac», a confié l’entrepreneur.

La plateforme que Tracktik a développée couvre tous les besoins des firmes de sécurité. Par exemple, une application permet de transmettre de l’information en temps réel, une autre de filmer une intervention.

L’outil créé par Simon Ferragne est tellement populaire que les ventes de l’entreprise progressent de 15 à 20% par mois. Tracktik a déniché ses premiers clients en envoyant une lettre aux dirigeants de plusieurs firmes de sécurité. 

Après deux années d’opération, Tracktik compte déjà 160 clients dans le monde, dont la Québécoise Garda et Securitas, le numéro deux mondial de la sécurité. Les utilisateurs de la plateforme doivent payer de 35$ à 75$ par mois pour obtenir une licence. On peut compter jusqu’à une quinzaine de licences sur un site.

«Dès le départ, nous avons choisi de cibler le marché international», a souligné le patron de Tracktik, précisant que le chiffre d’affaires consolidé des firmes de sécurité s’établit à plus de 160 G$ dans le monde.

Pour réaliser ses ambitions, celui qui a toujours rêvé de se lancer en affaires, a pu compter sur le capital de risque de deux fonds, Klass Capital et Inovia Investment, qui ont participé à des montages financiers totalisant près de 2 M$.

Le jeune homme d’affaires ambitieux planche maintenant sur un nouveau plan stratégique. Il projette notamment d’adapter sa plateforme pour la vendre à d’autres secteurs d’activité, comme la construction et la santé. 

Profil de l’entreprise

- Tracktik

-Domaine d’affaires : conception d’une plateforme de gestion pour les firmes de sécurité

-Basé à : Montréal

-Actionnaires: Simon Ferragne, le fonds Klass Capital et le fonds Inovia Investment

-Revenus : n.d.

-Employés : 22

-Site web : tracktik.com

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Meilleur coup :

«Vendre mon produit sur le marché international dès le début et le recours au capital de risque qui m’a permis de grandir plus vite.»

Pire coup :

«J’ai attendu trop longtemps avant de m’entourer de gens qui étaient plus compétents que moi dans certaines disciplines.»

Conseil à un entrepreneur :

«Il ne faut pas planifier trop longtemps. Quand on a une idée d’entreprise, on doit rapidement foncer pour vendre son concept.»