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«Mongol toi-même», réplique Labeaume

Jean-Luc Lavallée

Invité à réagir à la blague controversée de «La soirée est encore jeune» à Radio-Canada sur la population de Québec, associée à des «mongols», le maire Régis Labeaume ne l’a visiblement pas trouvée drôle.

Les animateurs de CHOI Jérôme Landry et Denis Gravel à Québec, qui sont à couteaux tirés avec l’équipe de «La Soirée est encore jeune» depuis plusieurs années, ont profité de leur entrevue avec Régis Labeaume pour lui demander ce qu’il pense de la blague du chroniqueur Jean-Sébastien Girard, qui s’est excusé depuis.

«Je répondrais...mongol toi-même, tsé», a répliqué le maire de Québec après avoir entendu l’extrait mardi matin pour la première fois. M. Labeaume n’était pas au courant de la controverse avant qu’on lui fasse entendre le segment de cette émission.

Rappelons que le chroniqueur a fait référence à une scène du film «Bach et Bottine» tournée à Québec.

«C’est une très belle scène où on voit la ville de Québec, donc à cause de cette scène-là on a longtemps pensé que Québec était pas une ville de mongols», avait-il lâché dimanche, suscitant des réactions diverses.

Des propos comme ceux-là sont-ils acceptables à la radio d’État, lui a-t-on demandé à CHOI, une radio qui a elle-même connu son lot de controverses dans le passé pour des propos tenus en ondes.

«J’vais vous dire, les gars, avec ce qu’on a connu à la radio à Québec, on va faire attention un petit peu, tsé», s’est-il contenté de répondre, évitant de s’épancher davantage sur le sujet.

Excuses sur Facebook

Le chroniqueur Jean-Sébastien Girard a publié des excuses sur sa page Facebook lundi soir, réagissant aux nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

Les propos qu’il tient à cette émission humoristique depuis trois ans «sont toujours remplis d’ironie, de sarcasme, de raillerie et de dérision», a-t-il rédigé.

«Il est clair qu'en aucun cas je n'ai souhaité offusquer des auditeurs, ni les citoyens de la ville de Québec. Si certaines personnes ont été offensées de mes propos, j'en suis sincèrement désolé. Jouer avec les frontières n’exclut pas que certaines ne doivent pas être transgressées. Le danger de l’irrévérence est qu’elle peut parfois dépasser l’intention originale, en particulier dans un contexte de direct. Encore une fois, je tiens à présenter mes excuses aux personnes choquées par ma blague», a écrit le chroniqueur.