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La leçon de courage de Tanya St Arnauld

Grièvement brûlée à l'acide

Près de trois ans après avoir été grièvement brûlée par un produit corrosif, Tanya St Arnauld continue de prendre du mieux auprès de son conjoint et de son fils.

«Ça va de mieux en mieux (...) Mon fils est la meilleure thérapie au monde. C'est mon plus beau bonheur», confie la jeune mère de famille à TVA Nouvelles.

(TVA Nouvelles)

«Quand ça va mal, je n'ai pas le choix de me lever le matin. Il est là, il me regarde et il rit. Tu ne peux pas "feeler" moche autour de cette petite bibitte là, c'est magique!»

Des moments de bonheur que Mme St Arnauld savoure le plus possible depuis sa terrible agression par son ex-copain, Nikolas Stefanatos, le 28 août 2012.

Ce dernier lui avait lancé au visage un produit corrosif utilisé pour déboucher les tuyaux alors qu'ils se trouvaient tous les deux dans l'entrée de leur logement de Longueuil.

La jeune femme avait été brûlée sur près de 20% de son corps et avait été hospitalisée pendant de longues semaines.

Elle avait ensuite eu la chance d'être traitée aux États-Unis.

«J'ai reçu quatre traitements en tout. C'est vraiment le jour et la nuit entre les deux. Je suis vraiment passée proche d'être vraiment maganée», explique-t-elle.

(Gracieuseté)

Elle indique ne pas avoir eu de traitements de peau depuis un moment, la compagnie qui la traitait faisant un peu trop de publicité avec son image.

Tanya St Arnauld dit qu'elle ne garde que de vagues souvenirs de son hospitalisation. Comme si son cerveau «avait décidé de faire une croix dessus».

«C'est comme si ce n'était pas réel. Je me vois, je vois les résultats et ce qui reste. C'est là, c'est vrai, mais on dirait que ce n'est pas moi (...) J'ai oublié ça le plus possible», indique-t-elle.

Elle voit cependant un psychologue qui l'aide à surmonter ses peurs qui restent réelles.

«Hyper vigilance, stress, je travaille là-dessus. Globalement ça va bien, mais j'ai encore du mal à rester seule», raconte-t-elle.

Son agresseur doit sortir de prison en octobre prochain, un moment que la jeune femme n'anticipe pas pour le moment.

«J'essaie de ne pas me concentre là-dessus pour ne pas me mettre du stress (...) Je ne lui en veux pas. Lui en vouloir, ça serait être ingrate envers la vie que j'ai aujourd'hui auprès de mon fils, mon copain, ma famille. Lui en vouloir, ce serait vivre dans la passé», fait-elle savoir.

Tanya n'a pas recommencé à travailler. En attendant, elle fait du bénévolat auprès de personnes handicapées et profite de la vie avec son fils Jakob et son amoureux Marc-André.

(TVA Nouvelles)

- d'après un reportage d'Harold Gagné

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