/news/politics

Les Canadiens aux urnes le 19 octobre

Charles-A. Gagnon | Agence QMI

Le coup de départ d'une campagne électorale marathon de 78 jours qui pourrait coûter jusqu'à près d'un demi-milliard $ aux contribuables canadiens a été donné dimanche matin à Ottawa.

Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu à Rideau Hall peu avant 10 h, dimanche, avec sa femme, Laureen, pour demander au gouverneur général du Canada, David Johnston, de dissoudre le 41e Parlement.

Lors d'une allocution après sa rencontre avec le gouverneur général, M. Harper a indiqué que l'économie et la sécurité nationale sont parmi les enjeux importants qu'il défendra au cours de la campagne.

«Ces élections vont déterminer qui va protéger notre économie dans une période d'instabilité économique continue, et qui va assurer la prospérité future du Canada. Ces élections vont déterminer qui est le mieux placé pour prendre des décisions difficiles afin d'assurer la sécurité de notre pays», a indiqué M. Harper.

 

(Crédit photo: Capture d'écran TVA Nouvelles)

 

Le chef conservateur a tenu à préciser que le ralentissement de l'économie en Chine, la crise de la dette en Europe et la lenteur de la reprise économique aux États-Unis ont des impacts au Canada.

«Le Canada continue à afficher une bonne performance comparativement aux autres pays du G7, mais nous devons rester concentrés et maintenir le cap. La gestion de notre économie reste la priorité de notre gouvernement. Nos choix sont prudents, et nos actions sont disciplinées», a expliqué M. Harper, qui a tenu à signaler son intention de maintenir son plan de réduction des impôts pour les familles et travailleurs canadiens.

Depuis 1872

Les chefs des principaux partis politiques ont pris immédiatement la route pour tenter de séduire l'électorat pendant les 11 prochaines semaines. Il s'agit de la plus longue campagne électorale sur la scène fédérale depuis 1872.

Élections Canada a évalué le coût d'une campagne électorale de 37 jours à 375 millions $. Le prolongement de la campagne devrait engendrer des coûts additionnels de 125 millions $.

À ce sujet, Stephen Harper a justifié le lancement hâtif de la campagne électorale parce que, a-t-il dit, les autres partis étaient déjà en campagne, et que tous se doivent, en ce sens, de respecter les règles législatives.

«C'est important que l'on n'utilise pas les ressources gouvernementales ou parlementaires, mais celles des partis eux-mêmes», a précisé le chef conservateur.

Les sondages donnent une lutte entre le Parti conservateur et le NPD pour la 1ère position dans les intentions de vote à l'échelle nationale alors que le Parti libéral se situe en 3e position.

Plus tard en journée, dimanche, M. Harper était à Montréal dans la circonscription de Mont-Royal pour le lancement officiel de la campagne de son parti.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a lancé sa campagne du côté de Gatineau tandis que le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, se trouvait à Vancouver. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a démarré ses activités lors d'un point de presse à Montréal alors que la chef du Parti vert, Elizabeth May, est en Colombie-Britannique.

Un premier débat des chefs télévisé aura lieu jeudi soir à Toronto.

Le scrutin de cette 42e élection générale aura lieu le 19 octobre. Environ 25 millions de Canadiens pourront se prévaloir de leur droit de vote, selon Élections Canada.

Le nombre de circonscriptions est passé de 308 lors de l'élection générale de 2011 à 338 cette année en raison d'un redécoupage de la carte électorale dû à la croissance de la population au pays.

À la dissolution de la Chambre, les conservateurs détenaient 159 sièges contre 95 pour le NPD, 36 pour les libéraux, 2 pour le Bloc québécois, 2 pour le parti Forces et démocratie et deux pour le Parti vert. Il y avait 8 députés indépendants et quatre sièges vacants.

L'avenir du Sénat, l'économie et la création d'emplois seront parmi les sujets débattus lors de la campagne par les chefs des partis et les candidats.

Quant aux capacités financières, le Parti conservateur est en première position des partis politiques au pays. Les conservateurs ont récolté 13,7 millions $ en dons durant les deux premiers trimestres de 2015. Il avait reçu 20,1 millions $ en contribution en 2014.

Le NPD a amassé 7,2 millions $ en dons en 2015, lui qui avait récolté 9,5 millions $ l'année dernière.

Le Parti libéral du Canada a recueilli 7,9 millions $ pour les six premiers mois de 2015. Il avait reçu 15 millions $ en dons en 2014.

Quant au Bloc québécois, il a amassé 206 000 $ en dons cette année. Le parti avait recueilli près de 426 000 $ en 2014.

Le déclenchement hâtif de la campagne électorale permet aux conservateurs de limiter beaucoup la capacité des tiers à faire des publicités négatives contre le gouvernement Harper en raison des restrictions sur les dépenses prévues par la Loi électorale. Cela permet aussi au Parti conservateur, qui a des coffres bien garnis, de dépenser plus que ses adversaires.

Incorrect or missing Brightcove Settings

Incorrect or missing Brightcove Settings

Incorrect or missing Brightcove Settings