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Un cheval s'effondre dans le Vieux-Québec

«Heureux et bien traité»

Pierre-Olivier Fortin

Un cheval de trait s'est effondré jeudi soir en plein cœur du Vieux-Québec et la photo de la scène publiée sur Facebook en a amené plusieurs à prendre la bête en pitié, alors que son propriétaire assure que ces animaux sont «heureux» et bien traités.

La publication de Marie-Claude Magnan a déjà été relayée des milliers de fois sur Facebook.

«Encore une fois un cheval épuisé, écrit-elle. Combien devront être euthanasiés encore? Il faut abolir les calèches dans le Vieux-Québec », lance-t-elle, sans appel.

« Les chevaux ne sont pas faits pour travailler d'aussi longues heures à la chaleur, dans des conditions stressantes. C'est de la maltraitance envers les animaux », poursuit-elle.

La jument Sammy se remettait de sa chute, vendredi. (TVA Nouvelles)

Le directeur général de Calèches Québec, Simon Mainguy, a tenu à répondre à ces allégations.

D'abord, il confirme que l'incident est survenu jeudi soir, vers 22 h, près de la rue du Trésor.

«La jument a glissé en quittant son poste d'embarquement. Elle a trébuché. Quand on marche, on peut s'enfarger des fois », et c'est la même chose pour les chevaux. Sauf que les brancards de part et d'autre de l'animal font en sorte qu'il peut avoir de la difficulté à se relever. «Souvent, ils attendent qu'on les libère pour se lever.»

La police de Québec a confirmé la version de M. Mainguy. Le patrouilleur touristique responsable des cochers s'est rendu sur place et fait le suivi.

(TVA Nouvelles)

Sammy, une jument de 18 ans, est près de la retraite, qui arrive normalement vers 21 ans. Elle a subi des égratignures aux genoux, mais autrement, elle est en «parfaite santé», répond M. Mainguy en invitant Le Journal à aller la visiter, vendredi, pendant la journée de maladie qu'on lui a accordée. Elle est rentrée à l'écurie immédiatement après l'accident pour être soignée.

La jument avait commencé son quart quatre heures plus tôt. Selon la réglementation municipale, un cheval ne peut travailler pendant plus de 9 h et jamais lorsque le mercure dépasse 32 °C. Un vétérinaire mandaté par la Ville de Québec inspecte les chevaux chaque jour pour s'assurer que la réglementation est respectée.

«Les chevaux sont heureux», assure M. Mainguy, en comparant leur travail à celui des humains. «Quand on part pour aller travailler, on est content, et on est aussi content de revenir.»

Les chevaux sont entraînés «tranquillement» à faire leur travail, en commençant par des journées plus courtes. «Après un moment, les chevaux se retrouvent dans une condition physique assez extraordinaire», insiste M. Mainguy.