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Le gouvernement Couillard remercie Nicolas Girard

Agence métropolitaine de transport

Le gouvernement Couillard a remercié le président de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Nicolas Girard, un peu plus d'un an avant la fin de son mandat.

L'ancien député péquiste recevra une prime de départ d'environ 90 000$, selon les informations du Journal de Montréal.

Nommé par le gouvernement de Pauline Marois en octobre 2012, M. Girard sera remplacé par l'ancien président de Via Rail, Paul Côté. Ce dernier avait assuré la présidence par intérim de l'Agence Métropolitaine de transport avant l'arrivée du péquiste, après quoi il avait conseillé M. Girard durant quelques mois.

Nicolas Girard dans les locaux de l'AMT en septembre 2014 (Crédit photo: archives Agence QMI)

L'ex-élu péquiste aurait été rencontré lundi par le gouvernement. La nomination de son successeur devrait être entérinée mercredi par le Conseil des ministres.

En vertu de son contrat, Nicolas Girard a droit à une allocation de transition équivalente à trois mois de salaire. Le gouvernement étant tenu de lui donner un préavis pour la résiliation de son contrat, il touchera donc également sa rémunération de PDG pour les trois prochains mois.

À l'époque, la nomination de Nicolas Girard avait causé la controverse dans la sphère politique puisqu'il n'avait aucune expérience dans le domaine des transports. En tant que PDG, M. Girard gagnait quelque 190 000 $ par an.

Vendetta politique

Dans les rangs péquistes, on voit dans ce geste une vendetta politique. La députée péquiste Martine Ouellet s'est dite «surprise» de ce congédiement, qui plus est puisque le gouvernement libéral a récemment annoncé l'abolition de l'AMT. L'organisme sera remplacé par deux nouvelles entités.

«Est-ce que M. Couillard met sa menace à exécution de ne pas laisser un pouce aux souverainistes?» Elle rappelle d'ailleurs que c'est Nicolas Girard qui avait dénoncé à la police les agissements de son prédécesseur, Joël Gauthier, soupçonné de fraude, d'abus de confiance et de financement politique illégal par l'UPAC.

Mme Ouellet défend bec et ongles le choix qu'avait fait le gouvernement Marois de donner les rênes de l'AMT à Nicolas Girard. «Ce n'était pas une nomination partisane parce que la compétence était là», a-t-elle insisté.

La venue de Paul Côté n'a rien de rassurant, selon elle. Durant son intérim à la direction de l'organisme, «il n'a aucunement dénoncé ce qui se passait à l'AMT, c'est inquiétant, cela pose des questions d'éthique».



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