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Cancer: quand l'espoir se trouve à l'étranger

Santé

L'an dernier, 52 000 Canadiens sont allés se faire soigner dans un autre pays.

Certains l'ont fait pour recevoir des soins contre le cancer qui ne sont pas offerts chez nous.

C'est le cas de Jean-Philippe Bouchard, âgé de 38 ans, pour qui les oncologues québécois ne peuvent plus rien.

Jean-Philippe Bouchard, un père de famille de Lavaltrie, a appris en 2013 qu'il est atteint d'un cancer, le sarcome d'Ewing, le même qui a frappé Terry Fox.

Tout ça avait commencé par une enflure au genou.

«Dans les muscles, dans les genoux, dans les mollets, dans la mâchoire... la tumeur s'est déplacée au niveau des poumons.»

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Il ne compte plus les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie qu'il a subis à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Ses médecins ont tout fait pour le sauver, mais le 2 juillet dernier, le jour de sa fête, ils lui ont appris qu'il avait des métastases aux poumons. Il n'y avait plus rien à faire.

«C'est sûr que cette journée-là, c'était dur», dit l'homme de 38 ans.

Sa conjointe est à ses côtés. «On se bat. Tant que lui, il veut se battre, on se bat», dit Michèle Rivard, émue.

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Un combat encore plus difficile, car n'y aurait pas de protocole de recherche au Canada pour les personnes qui ont le sarcome d'Ewing à un âge plus avancé; il touche surtout des jeunes.

(Capture d'écran TVA Nouvelles)

Michèle Rivard a découvert sur internet une clinique médicale privée, située à Francfort, en Allemagne. Un médecin, le Dr Thomas Vogl, traite depuis 15 ans des patients en injectant  directement la chimiothérapie dans les tumeurs à l'aide d'un cathéter.

Jean-Philippe Bouchard a subi deux traitements la semaine dernière et y retournera le 30 septembre, avant de recevoir, dans quelques semaines, un dernier traitement au laser pour brûler ce qui restera des tumeurs.

Pendant le séjour du couple en Allemagne, plusieurs Québécois avec un cancer du foie ou du pancréas étaient à la même clinique.

«Dans la salle de réveil, il y avait six lits, et sur les six lits, ils se sont chevauchés, au-dessus de cinq Québécois», a constaté Michèle Rivard.

Les soins en Allemagne, et le voyage, vont leur coûter plus de 80 000 dollars.

«Quand on se fait dire ça, puis qu'on trouve la clinique où aller, puis qu'on voit le prix qui est au bout, là, t'es démuni, vraiment», dit la jeune femme.

Avec leurs adolescents, ils ont confectionné des bracelets qu'ils vendent, et ont reçu 40,000 dollars de dons en faisant des activités. Il est trop tôt pour dire comment tout va se passer.

«On prend la chance, puis on espère que ça soit la bonne», lance Jean-Philippe Bouchard.

«C'est pas parce qu'une porte se ferme ici qu'il y en a pas une autre qui s'ouvre ailleurs», conclut sa conjointe.

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