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Harper à l'aube d'un changement de ton?

Aide aux réfugiés syriens

TVA Nouvelles

La pression exercée par les différents partis politiques et de nombreuses voix au pays commencent à amoindrir la résistance des conservateurs, qui promettent maintenant d 'accélérer le pas pour venir en aide aux réfugiés syriens.

Stephen Harper a annoncé jeudi que des gestes concrets seront posés afin d'accélérer le processus de transfert des réfugiés.

Un engagement qui survient alors que le père du petit Alan Kurdi blâme le Canada pour la mort de ses deux fils et de sa femme, dans leur tentative de fuir leur pays. Son cadet, âgé de 3 ans, a été retrouvé mort sur une plage.

Même s'il s'engage à agir, le chef conservateur demeure prudent. Il laisse entendre que les réfugiés les plus vulnérables seront priorisés et que les préoccupations de sécurité, pour le Canada, demeurent un enjeu.

Pour Thomas Mulcair le gouvernement continue de se traîner les pieds et pourrait se montrer plus proactif.

«M. Harper ajoute excuses et prétextes par-dessus excuses et prétextes», a dit Thomas Mulcair dont le plan d'accueil des réfugiés est nettement plus ambitieux que celui des conservateurs. Le NPD dit pouvoir faire entrer 10 000 réfugiés d'ici janvier 2016, alors que le gouvernement Harper prévoit accueillir 10 000 réfugiés en quatre ans.

Le chef du NPD demande aussi au premier ministre d'établir un fonds de contrepartie, afin d'égaler chaque dollar versé par un Canadien à un organisme de bienfaisance enregistré pour aider les réfugiés syriens.

Pour Justin Trudeau, la nouvelle ouverture de Stephen Harper à bouger est perçue d'un bon œil, mais à l'instar de Thomas Mulcair, il convient que le pas annoncé est petit.

«Le gouvernement doit reconnaître qu'il n'en fait pas assez. Je suis content que, peut-être, le premier ministre est en voie de réaliser qu'il doit en faire plus», a commenté Justin Trudeau.

Le chef libéral prétend toutefois détenir l'option la plus équilibrée pour gérer cette crise.

«Nous avons un gouvernement qui croit que la seule solution à cette crise est d'amener des militaires et l'argent. L'autre opposition croit qu'il n'y a aucune place pour un rôle militaire. Nous avons une approche équilibrée. Nous savons qu'il faut combattre le terrorisme de l'ISIS, mais qu'il y a aussi un urgent besoin pour le Canada de jouer un véritable rôle humanitaire devant une situation aussi catastrophique pour cette région», de résumer Justin Trudeau.

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