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Le chef du Bloc rencontre le maire Coderre

TVA Nouvelles

C'était au tour du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de mettre l'hôtel de ville de Montréal à son itinéraire de campagne et de rencontrer le maire Denis Coderre. Dans leurs échanges, les deux politiciens ont surtout discuté d'infrastructures et de livraison du courrier.

Lors d'une conférence de presse lundi, les deux anciens opposants sur la scène fédérale ont assuré n'avoir plus aucun grief à leur actif. Gilles Duceppe a même trouvé à souligner les bons coups de Denis Coderre, notamment lorsque ce dernier était responsable du sport amateur.

Cette parenthèse fermée, Gilles Duceppe a vite fait de revenir sur l'enjeu de l'élection.

«Au cours des dernières années, Québec a fait beaucoup plus qu'Ottawa en matière d'infrastructures. Ottawa doit en faire plus», a commencé le chef du Bloc, qui suggère de revoir la participation financière de chaque palier de gouvernement lorsqu'ils s'impliquent dans des projets.

Plutôt que de répartir la facture en tiers, entre le fédéral, le provincial et le municipal, M. Duceppe aimerait qu'Ottawa absorbe la moitié de la facture, Québec en conserverait le tiers et la part restante, un sixième de la facture, aboutirait aux municipalités.

 

(Photo TVA Nouvelles)

 

Chaque rencontre compte

Denis Coderre a estimé que Montréal a tout intérêt à nourrir ce qu'il a nommé la «sensibilité» de chaque formation politique, sans égard à ses chances de former le gouvernement.

«Dans le contexte de parlementarisme britannique, on a besoin d'hommes et de femmes des deux côtés de la chambre pour nous assurer qu'on puisse passer nos messages. D'autant plus si on a un gouvernement minoritaire, on a besoin de tout le monde», a lancé Denis Coderre.

La chose lui sera d'autant plus utile dans un dossier comme celui de Postes Canada par exemple, sur ce point, d'ailleurs, le Bloc se range derrière Montréal.

«On est tout à fait d'accord sur le fait que Postes Canada ne puisse intervenir sans avoir obtenu la permission des cités et villes et des citoyens puisqu'on peut même aller sur les pelouses. C'est archaïque, ça remonte à des privilèges royaux de 1869», a ironisé M. Duceppe.

Selon le bloquiste, si son parti réussit à obtenir une part substantielle de sièges, la métropole pourrait en tirer profit.

«Si on a la balance du pouvoir, ça pourra être une carte pour le Québec et une carte pour l'île de Montréal», a mentionné Gilles Duceppe.

Pour sa part, le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, dans le cadre de sa campagne électorale, a fait un arrêt à l'hôtel de ville de Montréal il y a une dizaine de jours.