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Les diagnostics médicaux à base d'ADN bientôt possibles à domicile

Université de Montréal

Le diagnostic moléculaire, à base d'ADN, sera bientôt possible à domicile, selon des chimistes de l'Université de Montréal qui ont publié jeudi les résultats de leurs travaux dans le Journal of the American Chemical Society.

Ils ont utilisé des molécules d'ADN pour «mettre au point des tests permettant un diagnostic médical peu coûteux et qui ne prennent que quelques minutes à effectuer», indique un communiqué de l'UdeM.

À terme, des appareils assez simples qui permettront de diagnostiquer rapidement plusieurs maladies, telles que le cancer, les allergies, les maladies auto-immunes ou encore les infections transmissibles sexuellement (ITS) pourraient être utilisés dans les cabinets médicaux ou même à la maison.

Les chercheurs estiment que «cette nouvelle technologie pourrait avoir une incidence considérable sur la santé mondiale en raison de ses faibles coûts et de sa facilité d'utilisation».

«Malgré leur grande utilité, les tests de diagnostic moléculaire actuels demeurent considérablement limités puisqu'ils exigent encore des manipulations complexes en laboratoire», a souligné le professeur de chimie Alexis Vallée-Bélisle.

«De manière générale, les patients doivent attendre plusieurs jours sinon des semaines avant de recevoir les résultats de leurs analyses sanguines, a-t-il ajouté. Les échantillons de sang doivent être transportés à un laboratoire centralisé, puis analysés par du personnel spécialisé. Les résultats doivent ensuite être acheminés au bureau du médecin. Si tout peut se faire aux points d'intervention auprès des patients, ou même à la maison, nous pourrions éliminer le temps perdu entre le test et le traitement et améliorer ainsi l'efficacité des interventions médicales.»

Les chercheurs auraient démontré que leur test à base d'ADN permettait de détecter plusieurs cibles moléculaires de manière simultanée directement dans le sang entier en moins de 10 minutes.

L'un des partenaires commerciaux de l'UdeM, Univalor, dit supporter activement ce projet et a déposé une demande de brevet afin de protéger la technologie, selon le communiqué.