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100 000 voitures électriques sur les routes du Québec d’ici 2020

TVA Nouvelles

Agence QMI

Le gouvernement Couillard a dévoilé vendredi le nouveau Plan d’action en électrification des transports jusqu’à 2020. Il veut plus de véhicules électriques sur les routes du Québec pour réduire la dépendance au pétrole et les émissions de gaz à effet de serre (GES) et compte miser sur l’électricité pour contribuer au développement économique.

Le budget du plan quinquennal d’électrification a été fixé à 420 millions $. Environ 60 % de cette enveloppe, soit 255 millions $, sera issue du marché du carbone via le Fonds vert.

Le plan d’action prévoit 35 mesures pour encourager l’utilisation de véhicules électriques, le développement de solutions novatrices dans le transport des marchandises, l’intensification des efforts en matière de recherche et développement, et le soutien à la commercialisation et à l’exportation de produits québécois novateurs.

«Concrètement, nous voulons, avec ce plan d’action, atteindre d’ici 2020 le nombre de 100 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables immatriculés au Québec et réduire de 150 000 tonnes les émissions de GES liées au transport, et de 66 millions le nombre de litres de carburant consommés annuellement au Québec», a déclaré le ministre des Transports, Robert Poëti, qui espère que cela entraînera la création de 5000 emplois et des investissements de 500 millions $.

«Nous nous donnons les outils nécessaires pour tirer profit du potentiel technologique et économique du Québec, tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques», a dit le premier ministre, Philippe Couillard. Il estime que c’est «une opportunité de croissance pour l’économie verte du Québec, et cela, au bénéfice de l’ensemble de la population et des générations à venir».

Le gouvernement a appelé les Québécois à miser eux aussi sur l’énergie électrique, disponible grâce à «notre richesse collective qu’est l’hydro-électricité, une énergie propre et renouvelable», a insisté Philippe Couillard.

Réactions positives

Ce nouveau plan d’électrification des transports a été salué par l’Union des municipalités des transports (UMQ), qui considère que «c’est un pas [de plus] vers une transition énergétique plus durable».

«Les municipalités de toutes les régions du Québec, comme gouvernements de proximité, seront des actrices de premier ordre de ce changement de cap, pourvu qu’elles aient les moyens nécessaires pour jouer leur rôle», a commenté vendredi Suzanne Roy, la présidente de l’UMQ.

Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) est satisfait que le gouvernement aille de l’avant en la matière, reconnaissant au passage qu’il est moins ambitieux, mais plus réaliste que le précédent - il prévoyait 200 000 voitures électriques au Québec en 2010. Mais il a tenu à préciser dans un communiqué que «l’électrification des transports n’est pas sans impacts (fabrication des voitures, infrastructures de recharge, gestion des batteries, etc.)».

«Par ailleurs, elle ne permet pas de réduire tous les impacts négatifs associés au modèle de l’auto solo (congestion routière, obésité, coût pour le développement et l’entretien des infrastructures, étalement urbain, etc.) et n’encourage pas les changements de comportements», a déploré Philippe Bourke, le directeur général du RNCREQ.