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L'agent de sécurité qui a sauvé la vie de Ronald Reagan est mort

États-Unis

L'agent de sécurité qui avait sauvé la vie du président américain Ronald Reagan en 1981 quand un jeune déséquilibré lui avait tiré dessus, est décédé vendredi à l'âge de 85 ans, a indiqué samedi le Secret Service.

Jerry Parr, qui était à l'époque membre du Secret Service, l'agence chargée de la protection des présidents américains, avait poussé M. Reagan dans sa limousine après les six coups de feu tirés par John Hinckley, un jeune homme perturbé, en direction de M. Reagan devant l'hôtel Hilton de Washington.

La une du Toronto Sun du 31 mars 1981 (Archives Agence QMI)

Une bande-son publiée en 2011 avait révélé la présence d'esprit de Jerry Parr quand ce dernier avait réalisé que le président était blessé.

Monté dans la voiture présidentielle, l'agent Parr avait d'abord dit que le président était «OK» et qu'il revenait à la Maison-Blanche. Puis il s'était rendu compte que le président été blessé et avait ordonné de le conduire à l'hôpital.

Ronald Reagan n'a pas été touché directement par les balles de John Hinckley mais l'une d'elles a ricoché sur la limousine présidentielle blindée et l'a touché à la poitrine. La balle est passée tout près du coeur.

La femme de Ronald Reagan, citée dans des médias américains, a estimé que «sans Jerry qui s'occupait de Ronnie ce 30 mars 1981, j'aurais certainement perdu mon meilleur ami et camarade de chambre sous les balles d'un assassin».

«Jerry n'était pas seulement le plus intelligent des agents du Secret Service de ce pays, mais un des êtres humains les plus respectables que j'ai jamais connu».

«Il était humble mais fort, réservé mais confiant, et doté d'un grand sens de l'humour. Cela va sans dire que mon mari et lui s'entendaient bien», ajoute-t-elle.

Le directeur du Secret Service, Joseph Clancy, a qualifié les actions de Jerry Parr de «courageuses et historiques».

«Ceux qui ont eu la chance de connaître Jerry Parr garderont de lui son intégrité, son caractère et sa compassion (...). C'était un gentleman qui a eu pourtant le courage d'agir de manière décisive quand le président Reagan et le pays ont eu le plus besoin de lui», a affirmé M. Clancy dans un courriel à l'AFP.