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«Ça fait 10 ans que je suis malheureux»

Michaël Nguyen | Agence QMI

La mère de Guy Turcotte, Marguerite Fournier, a pris la barre des témoins ce matin au procès de son fils accusé du meurtre de ses deux enfants. Elle a expliqué que le soir du drame, elle avait parlé pendant environ une heure à son fils en pleurs.

«Elle (Isabelle Gaston) m'a démoli, ça fait 10 ans que je suis malheureux», aurait dit Turcotte à sa mère.

L'accusé serait revenu plusieurs fois sur la liaison de sa femme, Mme Gaston, avec son entraîneur, Martin Huot.

«Je ne sais pas combien de fois il a dit «dans ma maison, dans mon lit», a assuré Mme Fournier. Je lui ai dit que c'était du passé, qu'il fallait avancer, mais j'avais l'impression qu'il ne m'entendait pas.»

À un moment, Mme Fournier pensait même que son fils était saoul.

«J'ai pensé à quelqu'un qui voulait s'enlever la vie», a ensuite ajouté le témoin.

Le témoignage de Mme Fournier se poursuit au palais de justice de Saint-Jérôme.

 

La mère de Guy Turcotte, Marguerite Fournier. (Photo TVA Nouvelles)

 

Déménagement méticuleux

Guy Turcotte avait insisté quelques jours après avoir tué ses enfants pour récupérer son moulin à poivre, un chaudron et même un cd de musique relaxante, a-t-on appris lors de son procès mercredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme.

«La liste était de trois pages, pièce par pièce», a expliqué Louise Besner, la propriétaire de la maison de Piedmont où ont été poignardés Anne-Sophie et Olivier, qui étaient âgés de 3 et 5 ans.

Mme Besner était le 22e témoin à se présenter à la barre au procès pour meurtres de l'ex-cardiologue de 43 ans. Elle a expliqué que, quelques jours après la mort des enfants, la mère de Guy Turcotte l'avait contactée pour récupérer des effets personnels, dont des pompes à savon, des câbles d'ordinateur et même un sac de pommes de terre. «C'était incroyable», a commenté le témoin.