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Donner les aliments plutôt que les jeter ?

TVA Nouvelles

Courtoisie

Les producteurs et les détaillants de denrées alimentaires devraient bénéficier d’une mesure fiscale qui les inciterait à donner les aliments comestibles invendus à des organismes de bienfaisance plutôt que de les destiner au bac à déchets.

Plusieurs villes canadiennes telles qu’Ottawa, Toronto et Vancouver ont récemment demandé au gouvernement fédéral d’adopter une telle mesure proposée par le Conseil national Zéro déchet (CNZD), un organisme de Vancouver dont la mission est de réduire la production de déchets.

«Tout comme les incitatifs fiscaux introduits aux États-Unis et en Espagne, notre proposition permettrait de mieux répondre au problème des déchets organiques, serait l'occasion pour les municipalités de faire des économies et aurait de nombreuses retombées bénéfiques sur les plans économique, environnemental et social», a expliqué Malcolm Brodie, président du CNZD et maire de Richmond, en Colombie-Britannique.

Le CNZD soutient qu’au moins 40% des aliments produits au pays sont gaspillés, équivalant à 300 millions de repas et  représentant une perte de 31G$ ou 2% du produit intérieur brut. Près de la moitié de ces pertes surviennent le long de la chaîne d'approvisionnement, entre les exploitations agricoles et les magasins d'alimentation.

«Des études ont montré qu'un incitatif fiscal même modeste permettrait de récupérer de grandes quantités d'aliments qui finiraient autrement dans les dépotoirs», affirme-t-il. Une telle mesure aiderait les villes à réduire la quantité de déchets, les émissions de gaz à effet de serre et l'insécurité alimentaire.

L’incitatif fiscal n'aurait pas pour vocation de s'attaquer aux causes systémiques de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire, «mais il ferait partie des outils dont on a besoin pour réduire le gaspillage des aliments comestibles», a renchéri Mike Layton, conseiller municipal de la Ville de Toronto et membre du groupe de travail sur les aliments du CNZD.