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Le nouveau ministre aura le dernier mot

TVA Nouvelles

C'est le nouveau ministre de l'Environnement du Canada qui décidera si Montréal pourra aller de l'avant ou non avec le déversement de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Le bureau de la ministre de l'Environnement sortante, la conservatrice Leona Aglukkaq, en a fait l'annonce, mercredi, par voie de communiqué.

 

(archives, agence QMI)

 

Le gouvernement fédéral doit obtenir le 2 novembre prochain les résultats d'un rapport d'enquête menée par trois experts indépendants sur les répercussions d'un tel déversement dans le fleuve.

La ministre Aglukkaq n'aurait eu qu'une journée pour prendre une décision dans ce dossier controversé après la réception du rapport, car la formation du cabinet du premier ministre

Justin Trudeau doit être connue le 4 novembre.

Montréal pas informée

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a assuré que la Ville de Montréal n'a pas été avisée de l'intention de la ministre Aglukkaq.

«Je n'ai pas reçu de correspondance à ce sujet, mais de toute façon ce qui est important pour moi, c'est qu'il puisse y avoir un rapport du comité d'experts, le reste n'est pas important», a-t-il fait valoir.

M. Coderre n'a pas voulu confirmer s'il ira de l'avant avec le déversement le 3 novembre prochain s'il n'obtient aucune réponse du fédéral.

Quant au chef de l'opposition officielle, Luc Ferrandez, il a réclamé à nouveau que le gouvernement fédéral mette en place une politique de compensation qui viendrait mettre un terme aux déversements d'eaux usées effectués en toute impunité.

Le déversement de huit milliards de litres d'eaux usées s'inscrit dans le cadre des travaux de l'autoroute Bonaventure. La Ville de Montréal doit remplacer la chute à neige Wellington.

Ces travaux l'obligent à fermer l'intercepteur, une conduite qui transporte les eaux usées vers la station d'épuration.

Malgré la grogne et les inquiétudes des citoyens, le maire avait confirmé, après un moratoire de deux jours, que le déversement constituait la seule option «acceptable».

- avec la collaboration d'Améli Pineda