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Une opinion sur l'état mental de Guy Turcotte

Michaël Nguyen | Agence QMI

Une experte en psychiatrie légale embauchée par la défense a pris la barre des témoins mercredi au palais de justice de Saint-Jérôme, au procès de Guy Turcotte pour le meurtre de ses deux enfants.

«J'avais reçu le mandat d'expertiser M. Turcotte et de donner une opinion sur son état mental probable au moment des événements», a expliqué la Dre Dominique Bourget au jury.

La psychiatre a rencontré l'ex-cardiologue à deux reprises en 2011, soit deux ans après la mort d'Anne-Sophie et d'Olivier. Elle n'avait reçu aucune consigne sinon que de se «faire sa propre opinion», a-t-elle précisé.

Mais avant de révéler les résultats de son expertise, le témoin a longuement été ‎interrogé par Me Pierre Poupart de la défense sur son curriculum vitae de 47 pages. Durant une bonne partie de la matinée, la Dre Bourget a ainsi fait état de son parcours professionnel. Elle travaille actuellement au service de psychiatrie légale de l'hôpital Le Royal à Ottawa.

Elle a également donné la définition de plusieurs termes techniques utilisés en psychiatrie.

Son témoignage devait se poursuivre toute la journée. La défense a annoncé qu'il lui restait entre cinq et huit témoins à faire entendre. Par la suite, la Couronne aura deux témoins à présenter, a fait savoir le juge André Vincent aux jurés. Au total, il faut encore compter entre deux et trois semaines de procès, a précisé le juge.

Guy Turcotte, qui est accusé des deux meurtres prémédités de ses deux enfants, plaidera la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Lors de son témoignage la semaine dernière, il avait juré qu'il ne se souvenait pas avec précision des événements, se remémorant seulement quelques «flashs» du drame.