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Le plan de la CAQ pour améliorer l'efficacité de l'État

Agence QMI

Le gouvernement n'a «aucune idée de ce qui se passe dans ses processus de gestion», selon le caquiste Éric Caire, qui a présenté lundi un «pacte de responsabilité pour un État moderne et efficace».

La Coalition avenir Québec (CAQ) a présenté une série de 36 mesures «visant à régler une bonne fois pour toutes le déficit chronique de performance dont souffre l'État québécois».

Plusieurs mesures visent d'ailleurs à s'attaquer à l'imputabilité des hauts fonctionnaires du gouvernement.

La CAQ propose la fin du «no fault» dans la fonction publique. Elle veut modifier la Loi sur l'imputabilité des sous-ministres et des dirigeants d'organismes publics, qui est présentement une «véritable farce», dit Caire.

Le pacte, ou plutôt le plan se décline en quatre axes:

1. La fin du bordel informatique
- Remplacer 30 % des consultants privés en informatique par des ressources internes.
- Abolir le Centre des services partagés et le poste de Dirigeant principal de l'information.
- Création du Centre d'excellence en technologie de l'information qui deviendrait le cerveau gouvernemental en informatique.
- Intégrer les logiciels libres.

2. Numériser pour débureaucratiser
- Proposer un identifiant numérique pour éviter de dupliquer des processus administratifs.
- Base de données uniquement pour la gestion des données citoyennes.
- Numériser l'ensemble des services administratifs du gouvernement d'ici 2025.
- Instaurer un mécanisme de justification gouvernementale pour l'impression du papier.

3. Plus de compétition avec le privé
- Introduire des négociations sectorielles pour la rémunération. Payer davantage pour certains secteurs.
- Cibler des catégories d'emploi qui doivent être valorisées en compétition avec le privé.
- Tenir des négociations sectorielles urgentes dans le domaine informatique et celui des travaux publics.
- Mécanisme afin d'évaluer la performance des ministères et organismes.
- Abolir la règle du plus bas soumissionnaire afin de tenir compte de la qualité et de l'analyse du comité de sélection.

4. Un État plus efficace
- Revoir le rôle de contrôleur des dépenses du Secrétariat du Conseil du trésor.
- Insérer dans la loi une obligation d'efficacité des ministères et organismes.
- Mécanisme d'évaluation permanent du personnel assujetti à des sanctions pouvant aller au congédiement.