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Des fonds publics pour aider Montréal

Charles Lecavalier | Agence QMI

caucus liberal

Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement Couillard est prêt à investir des fonds publics pour éviter de futurs déversements d’eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent.

«Ce n’est pas que Montréal. Quand il y a un déversement, c’est l’ensemble des municipalités qui écopent. Oui, le ministère est prêt à accompagner Montréal», a lancé le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, mardi.

«On doit apprendre de ces expériences-là pour éviter que ces choses-là ne se reproduisent», a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé quels montants il pourrait accorder à la métropole.

M. Moreau trouve qu’il y a «beaucoup» de débordement d’égouts dans les cours d’eau du Québec. Il y en a eu près de 45 000 au Québec en 2013. «Il faut essayer de réduire les déversements», a-t-il souligné. Il ne veut toutefois pas fixer «d’objectif de réduction» lié aux programmes d’infrastructures pour les municipalités.

Reste que la douloureuse expérience montréalaise doit servir à «toutes les communautés» qui songent à déverser leurs eaux usées dans le Fleuve.

Le premier ministre croit lui aussi qu’il faudra «tirer des leçons» de cet évènement «malheureux» qui a mis en lumière «la question des infrastructures du traitement des eaux». Philippe Couillard souligne toutefois que «toutes les villes canadiennes» procèdent à ce genre de déversement.

Un bateau d’observation

Le député de Trois-Rivières et ministre délégué aux PME Jean-Denis Girard tente plutôt de rassurer la population. Un navire stationné au milieu du fleuve observera l’évolution des rejets humains dans le Fleuve.

«Je suis en contact avec l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui va avoir un bateau sur le fleuve pendant le déversement», a précisé M. Girard, qui est aussi en contact avec les autorités du lac Saint-Pierre.

Heurtel promet un bilan

Le ministre de l’Environnement a par ailleurs annoncé qu’il ferait un «post-mortem» complet avec les autorités fédérales et municipales. «Si on regarde au-delà de cet évènement, il y a une question sur les infrastructures. Tout cela relève du fait qu’il n’y a qu’une usine à Montréal et que toutes les canalisations s’y rendent», a-t-il dit.

M. Heurtel croit qu’il faut «faire en sorte qu’on évite le plus souvent possible le type de déversement», mais estime qu’un déversement prévu «est de loin supérieur à un déversement non contrôlé».

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