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Deux poids, deux mesures, selon les maires de la Mauricie

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Les maires de la Mauricie accusent le gouvernement fédéral d’appliquer une politique de deux poids, deux mesures.

«Quand le ministère de l’Environnement débarque chez moi, ils sont contents. Une petite ville, c’est tais-toi et suis le train. C’est dur», peste le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Louiseville et le ministère se livrent une bataille judiciaire depuis 2008. Un chemin construit sans autorisation en plein cœur d’un milieu humide a coûté jusqu’à maintenant plus d’un demi-million de dollars en frais d’avocats à la municipalité.

À l’hiver 2008, des quantités record de neige sont tombées et les dépôts ne suffisaient plus. Le ministère avait tout de même refusé que Trois-Rivières rejette ses surplus dans le fleuve. Deux millions de dollars ont dû être investis pour réorganiser les différents sites.

«Alors aujourd’hui, quand on me dit que huit milliards de litres d’eaux usées des égouts c’est acceptable... Je trouve ça questionnable. Nous, on ne pouvait même pas jeter de la neige blanche», s’est insurgé le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Impact sur l’économie?

Les maires s’inquiètent aussi pour le tourisme et l’économie de la région. Chaque année, des gens de partout au Québec vont en Mauricie, notamment pour pratiquer la pêche blanche.

«Les gens appellent à l’hôtel de ville présentement et me disent que cette année, ils ne viendront pas pêcher à cause du déversement», a poursuivi M. Deshaies.

Et l’inquiétude plane aussi à la plage de l’île Saint-Quentin.

«Il y a déjà des situations où l’on doit interdire la baignade en raison de la qualité de l’eau. Avec huit milliards de litres d’eaux usées, on ne sait pas ce qui va arriver l’an prochain», a déploré Yves Lévesque.

Il se demande également qui payera la facture si le déversement a des répercussions sur l’environnement ou l’économie des municipalités situées en aval du fleuve.

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