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Denis Coderre dit que ce qu'il a vu était «hallucinant»

TVA Nouvelles et Agence QMI

Après sa visite dans l'intercepteur sud-est pour y constater l'état des travaux, le maire Denis Coderre a qualifié ce qu'il a vu «d'hallucinant».

Vêtu d’une combinaison bleue, d’un masque et d’un casque avec lampe frontale, le maire est descendu à bord d’une nacelle vers 12 h 15.

«Il ne faut pas être claustrophobe, a décrit le maire dont l’incursion a été filmée. La conduite n’est pas asséchée complètement. Il y a un pied d’eau, où on trouve une matière visqueuse et vaseuse. Il fallait marcher très tranquillement et il y avait aussi beaucoup d’émanations.»

Il a raconté que ce qu’il a vu «n’était pas joli». Dans la vidéo, on voit le maire descendre dans la conduite et constater l’état de détérioration des cintres.

«Le bois est pourri. Il y avait des morceaux de cintres déjà détachés», a-t-il exposé.

M. Coderre qui devait s’adresser aux médias à sa sortie de l’intercepteur a finalement reporté son point de presse le temps d’aller prendre une douche.

Pouce en l’air, il a quitté le chantier peu avant 13 h pour se diriger vers l’hôtel de ville.

  

 Le maire, qui dit avoir suivi une formation approuvée par la CSST, assure ne pas avoir ralenti les travaux lors de sa descente.

«Je me suis assuré qu’on n’était pas là pour enlever du temps aux employés, alors on a fait ça pendant leur pause», a-t-il souligné.

Il a réitéré que depuis le début du déversement des huit milliards de litres d’eaux usées, à 00 h 01 dans la nuit de mercredi, les travaux se déroulent comme prévu.

Ils devraient se terminer au maximum le mardi 17 novembre.

«Mise en scène»

La descente du maire Denis Coderre  a été sévèrement critiquée.

L’incursion, qui a duré une trentaine de minutes, a été dénoncée par l’opposition officielle, qui y voit une «mise en scène».

«Le maire n’est pas en mode gestion de crise, mais bien en mode gestion d’image», a déploré Guillaume Lavoie, conseiller de Projet Montréal.

Le conseiller estime que le maire s’improvise expert en agissant de la sorte.

«Le vrai travail, c’est d’être au bureau et de travailler pour qu’un tel déversement ne se reproduise plus jamais. Ce n’est pas de faire un “photo-op”, mais plutôt de planifier ce qu’on va faire à l’avenir», a fait valoir M. Lavoie.

 

 

 

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