/regional/montreal/laval

Uber étend son service à Laval et Longueuil

Agence QMI

Après avoir implanté son service à Montréal, la compagnie Uber étend son service de chauffeurs à Laval et à Longueuil, a annoncé l’entreprise jeudi matin.

Ce faisant, Uber double son territoire desservi et couvre près de 40 % de la population du commerce.

«La congestion est un enjeu pour lequel nous sommes fiers d'apporter des solutions viables, tout en créant des milliers d’opportunités économiques à temps partiel ou à temps plein», a déclaré le directeur général d’Uber pour le Québec, Jean-Nicolas Guillemette, dans un communiqué.

La compagnie a souligné qu’au mois de novembre, plus de 15 000 personnes différentes ont ouvert l’application du service au nord ou au sud de Montréal.

Depuis des mois, l’industrie du taxi s’insurge de la présence des chauffeurs d’Uber dans les rues de la métropole. Les chauffeurs ont organisé au moins deux manifestations dans les derniers mois.

La Table de concertation de l’industrie du transport par taxi a adopté une résolution à l’unanimité demandant au ministre des Transports du Québec Robert Poëti de permettre la suspension des permis de conduire des chauffeurs pris à faire du transport illégal.

En octobre, le Bureau du taxi de Montréal a saisi près de 100 véhicules utilisés pour transport illégal, dont certains utilisés par des chauffeurs d’Uber. Le Bureau ne pouvait cependant en confirmer la proportion.

Depuis le début de l'année, les inspecteurs ont effectué la saisie de 421 véhicules sur le territoire montréalais.

Ras-le-bol de l’industrie du taxi

Réagissant à l’annonce d’Uber, le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT) et le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) demandent au contrôle routier et au bureau du taxi de Montréal de sévir contre les chauffeurs illégaux.

Ces deux organismes demandent que les permis des chauffeurs illégaux soient suspendus lors de l’émission de constats. Ils veulent aussi que des constats soient émis à Uber, qui sert d’intermédiaire, «en vertu des articles 118 et 120 de la loi concernant les services de transport par taxi», peut-on lire dans le communiqué du CPCDIT et du RITQ.

«Au Québec, 22 000 familles dépendent du taxi comme gagne-pain, a indiqué Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ. [...]On est en train de pousser ces familles dans des positions précaires, pendant que des amateurs s’improvisent chauffeurs de taxi et qu’une multinationale s’en met plein les poches.»

«Est-ce que c’est ça notre société québécoise : on néglige ceux qui respectent les lois pour favoriser le travail au noir et l’évasion fiscale? » a ajouté M. Homsy.
Pour revendiquer les changements qu’ils proposent, le CPCDIT et le RITQ organiseront une manifestation le 25 novembre, devant l’Assemblée nationale, à Québec.

 

Dans la même catégorie