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La France pleure ses morts

TVA Nouvelles

François Hollande a dit: la France est en guerre. Mais avant de répondre aux hostilités, les Français veulent pleurer leurs victimes.

Regards tristes, traits tirés, la nuit dernière a été longue à Paris. Et la prochaine le sera tout autant. À deux pas du Bataclan hier soir, où 89 personnes ont été tuées, deux jeunes filles ont passé des minutes d'angoisse.

«Ils nous ont dit qu'il fallait qu'on se mette sous les lits», raconte l’une d’elles.

«Ils nous ont dit de nous mettre le plus loin possible des fenêtres, d'être au sol», renchérit l’autre.

Les Parisiens ont marché dans les rues aujourd'hui, mais d’un pas différent. Il suffisait de baisser les yeux pour voir que des dizaines d'entre eux traînaient une gerbe de fleurs. Le malaise de cette tuerie est palpable dans les rues de Paris.

Tout le monde jette un œil au-dessus de la clôture, rue Voltaire, pour apercevoir le Bataclan.

Le Québec et la Ville Lumière

La France et le Québec sont unis depuis plusieurs années et cette relation de proximité se fait particulière sentir en ces jours sombres.

Dans une intense cohue médiatique, la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, s'est adressée au micro de TVA Nouvelles.

«Merci. Merci pour la solidarité de Montréal et de son maire. Merci», a dit Anne Hidalgo, avant d’ajouter qu’elle s’est entretenue avec le maire de Montréal Denis Coderre hier.

Juge à une émission de danse en France et véritable vedette du petit écran, le chorégraphe et danseur québécois Jean-Marc Généreux ne cesse de se faire accoster par des Parisiens dans la rue. Hier, il devait assister au match de soccer, au stade de France.

«Les gens sont sortis dans la rue, nonobstant les demandes du gouvernement de rester à l’intérieur. Les gens se disent «non, on ne se tiendra pas à huis clos dans nos foyers»», explique-t-il.

«Ils n’avaient jamais vécu ça ici. Ils ont beaucoup de courage et je les admire. Et je pense que ça va prendre plus que ça pour faire tomber les Français», lance-t-il.

De quoi aura l'air la France maintenant? Après l’attentat au journal satirique Charlie Hebdo plus tôt cette année, il était question d'attaque à la liberté d'expression. Aujourd’hui, la France parle d’attaque à la liberté, point final.

- D’après le reportage de Félix Séguin

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