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Au moins 129 morts, 352 blessés, 7 terroristes morts

Agence France-Presse

Le bilan des attentats de Paris s'élevait samedi soir à 129 morts et 352 blessés, a annoncé le procureur de Paris, François Molins, assurant que les «terroristes» avaient opéré en trois équipes et que certains avaient évoqué la Syrie et l'Irak.

Le bilan «malheureusement provisoire et évolutif» des attentats de vendredi soir est de 129 morts et 352 blessés, «dont au moins 99 sont en état d'urgence absolue», a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.

«Sept terroristes sont morts au cours de leur action criminelle», et non huit comme indiqué jusque là, a-t-il également précisé, dont six se sont fait exploser. Le communiqué de l'Etat islamique (EI) revendiquant l'attaque mentionnait une action menée par «huit frères portant des ceintures explosives et armés de fusils d'assaut (...)».

Selon le procureur, les «terroristes» qui ont perpétré l'attaque de la salle de spectacle du Bataclan à Paris ont évoqué la Syrie et l'Irak.

Au total, plusieurs centaines de douilles, la plupart de calibre 7,62 mm (calibre de kalachnikov) ont été retrouvées sur chacune des scènes des attaques.

Il y avait «très vraisemblablement trois équipes de terroristes» au total, a-t-il souligné.

D'après le procureur, un des auteurs de la prise d'otage du Bataclan a été formellement identifié. Il est né en novembre 1985 en banlieue parisienne.

De nationalité française, il «est connu pour des délits de droit commun puisque son casier judiciaire porte mention de huit condamnations entre 2004 et 2010». Il avait fait l'objet en 2010 d'une fiche de renseignement pour radicalisation «mais n'avait jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», selon le procureur.

A proximité de l'un des trois kamikazes qui se sont faits exploser au Stade de France «a été découvert un passeport syrien au nom d'un individu né en septembre 1990 en Syrie», a-t-il ajouté, mais cet homme «n'était pas connu de services de renseignement français».

Au moins deux véhicules ont été utilisés lors des attentats, «un véhicule Seat de couleur noire et un véhicule Polo lui aussi noir immatriculé en Belgique», a poursuivi le procureur Molins.

Ce dernier véhicule a été loué par un homme de nationalité française résidant en Belgique, qui a «fait l'objet ce matin d'un contrôle routier à la frontière belge, à bord d'un autre véhicule (...) à bord duquel se trouvaient deux autres personnes elles aussi résidant dans la région de Bruxelles».

Tous trois ont été interpellés, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet fédéral belge, confiée à un juge d'instruction antiterroriste bruxellois. Il s'agit d'individus qui résidaient en Belgique et «ne sont pas connus des services de renseignement français».

Le procureur français a précisé avoir saisi le parquet fédéral antiterroriste belge de quatre demandes d'entraide pénale internationale, dont une visait «le véhicule Polo retrouvé devant le Bataclan, donc loué» par l'homme contrôlé à la frontière belge.