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Le jour d'après dans le monde

Agence France-Presse

Minute de silence dans des villes européennes, dépôt de fleurs, bâtiments illuminés aux couleurs françaises: les manifestations de solidarité se sont multipliées après le carnage de Paris, dénoncé par les dirigeants politiques, artistes et sportifs du monde entier.

Apportant la seule note discordante après ces attaques sans précédent qui ont fait 128 morts, revendiquées par le groupe État islamique, le président syrien Bachar al-Assad a estimé que la France avait contribué à l'«expansion du terrorisme» en intervenant dans le conflit qui secoue son pays.

À Madrid, plusieurs centaines de personnes ont observé une minute de silence, avant que la maire et d'autres Madrilènes entonnent La Marseillaise. Au même moment, une minute de silence était respectée à Barcelone devant l'hôtel de ville de la deuxième ville d'Espagne.

Après l'antenne de la tour du World Trade Center à New York, construite sur le site du 11-Septembre et l'immense tour CN au coeur de Toronto, l'emblématique Opéra de Sydney en forme de voilier a été illuminé aux couleurs françaises.

À Oslo, un fleuriste norvégien a distribué gratuitement des dizaines de roses pour que les gens puissent les déposer devant l'ambassade de France toute proche. Et à Kiev, le président ukrainien Petro Porochenko et ses ministres ont en personne porté des fleurs devant l'ambassade de France.

En première ligne, les dirigeants européens ont assuré à la France qu'ils combattraient à ses côtés le terrorisme.

«Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider», a déclaré le premier ministre britannique David Cameron, soulignant que le Royaume-Uni faisait face à «la même menace».

La reine Elizabeth II s'est dite «profondément choquée et attristée» dans un message de condoléances adressé au président François Hollande.

«Nous pleurons avec vous», a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'adresse du peuple français, auquel elle a promis de «mener le combat ensemble contre ces terroristes».

«Comme tous les Italiens, je sais aujourd'hui que les terroristes ne vaincront pas», a affirmé le premier ministre italien Matteo Renzi, son homologue espagnol Mariano Roajoy proclamant: «Aujourd'hui nous sommes tous la France».

Le président américain Barack Obama avait réagi en assurant que ces attentats «ne sont pas seulement une attaque contre Paris» mais «une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a quant à lui dénoncé des «attaques terroristes méprisables» et le pape François, «bouleversé», a dénoncé des attentats «inhumains».

À Vienne où il participe à une réunion internationale sur la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé que les attentats de Paris «justifient d'intensifier la lutte contre le groupe État islamique».

Plusieurs pays d'Afrique, certains eux-mêmes frappés par l'extrémisme islamiste, ont exprimé leur solidarité avec la France, le président nigérian Muhammadu Buhari dénonçant «les attentats barbares» et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita faisant observer une minute de silence.

Le président iranien Hassan Rohani a reporté un voyage prévu en Europe, qualifiant les attentats de «crimes contre l'humanité».

L'imam de la mosquée Al-Azhar, plus haute institution de l'islam sunnite, Ahmed Al-Tayeb, a appelé «le monde entier à s'unir pour faire face à ce monstre» du terrorisme. Le Comité des grands oulémas, autorité religieuse suprême en Arabie saoudite, a également jugé «contraires à l'islam» les sanglants attentats et accusé le régime syrien d'être le parrain du groupe EI.

À Paris, le président tunisien Béji Caïd Essebsi, dont le pays a été frappé par des attaques terroristes, a condamné les attentats «barbares» à l'issue d'un bref entretien avec son homologue français.

De nombreuses célébrités du sport et du spectacle ont aussi exprimé leur solidarité sur les réseaux sociaux, partageant le mot-clic #PrayForParis.

«La haine ne vaincra jamais», a twitté l'actrice Salma Hayek en français, anglais et espagnol.

«Nous sommes tous UNIS. Priez pour la paix. A Paris et partout dans le monde», a assuré Madonna.

Le groupe de rock irlandais U2 s'est dit «dévasté» et a annulé les deux derniers concerts qu'il devait donner ce week-end dans la plus grande salle couverte de la capitale française.

Michel Platini, président de l'UEFA, s'est déclaré «bouleversé», exprimant sa «profonde indignation devant ces actes de barbarie aveugle».

«Je suis anéanti par ce qu'il s'est passé hier soir à Paris. Toute mon affection et tout mon soutien à la France et aux Parisiens», a écrit en français le champion de tennis Rafael Nadal.

 

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