/regional/quebec/quebec

Rassemblement à Québec en hommage aux victimes

Agence QMI

Environ 500 personnes se sont rassemblées à Québec samedi, avec aux premiers rangs plusieurs responsables politiques comme le premier ministre Philippe Couillard et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, qui étaient aux côtés du consul de France, Nicolas Chibaeff.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et celui de Montréal, Denis Coderre, étaient également présents.

«Ne permettons pas à ces barbares de remporter la moindre victoire contre nos sociétés, par exemple en tournant le dos à ces milliers de personnes, premières victimes de la terreur qui viennent chercher chez nous la paix, la tranquillité et la sécurité», a déclaré Philippe Couillard, faisant référence aux milliers de réfugiés syriens attendus dans la province.

«C’est une attaque brutale et sournoise à l’endroit des valeurs de la République française, valeurs de la liberté et de la fraternité partagées par des centaines de millions de personnes. Elles sont au cœur de notre démocratie. Protégeons-les, c’est ce que nous avons de plus précieux», selon M. Péladeau.

La foule a ensuite chanté La Marseillaise avant de déposer des fleurs et allumé des bougies.

Régis Labeaume et Denis Coderre ont réitéré ensemble leur désir d’accueillir des réfugiés syriens au cours des prochaines semaines.

«Ces gens-là veulent créer le doute dans notre tête, veulent nous déstabiliser, veulent nous faire perdre nos convictions d’humanisme. Il faut faire le contraire. Il faut se souvenir que les victimes collatérales de tout ça, ce sont leurs propres concitoyens et la pire chose, ce serait de penser que ces dizaines de milliers de personnes qui sont dans la misère sont des terroristes», a lancé le maire de Québec.

«Il faut envoyer un message fort que le Canada est une terre d’accueil. On l’a fait dans d’autres occasions. Et que la question des réfugiés syriens doit demeurer telle qu’elle. Il faut que tout le monde se parle et qu’on s’organise. Mais personne ne va céder devant ce que les autres essaient de faire», a renchéri son homologue montréalais, Denis Coderre.

Derrière les gouvernements

Sans se prononcer sur les intentions du gouvernement fédéral de cesser les frappes aériennes en Syrie et en Irak en dépit de ces attentats, les deux hommes ont rappelé faire front commun avec la coalition internationale. «Il faut être implacable face à ces actes terroristes. Tout ça dans le respect du droit et dans le respect des opérations. On va laisser les premiers ministres travailler en ce sens. M. Hollande a tout notre appui», a déclaré Denis Coderre.

Dans la même catégorie