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Le G20 réagit aux attentats de Paris

Dominique La Haye | Agence QMI

Alors que plusieurs pays durcissent le ton contre le terrorisme, le Canada se défend de faire bande à part en campant sur sa position de mettre fin aux frappes aériennes en Irak et en Syrie.

Les attentats de Paris ont trouvé écho au Sommet du G20, dimanche, où les chefs des pays sont réunis à Antalya, en Turquie jusqu’à lundi. Le groupe armé de l’État islamique (EI) a officiellement revendiqué les attaques perpétrées ayant fait près de 130 morts et plus de 300 blessés.

Le président américain Barack Obama, qui dirige la coalition dans la lutte contre l’EI, a affirmé qu’il s’agissait d’une «attaque contre le monde civilisé» et a indiqué que les auteurs de ces crimes devaient être «pourchassés» et «traduits en justice».

Le président turc, hôte du sommet, Recep Tayyip Erdogan, a pour sa part soutenu que les dirigeants du G20 auront un message «dur» contre le terrorisme, soulignant également les récentes attaques survenues à Ankara dans la capitale.

«Tous ces développements nous montrent que le terrorisme est une menace à notre paix et à notre sécurité», a-t-il lancé.

Absent du sommet, le président français François Hollande a déclaré que son pays «sera impitoyable» face à l’État islamique.

Présent au G20, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a défendu la position canadienne devant la presse en soutenant qu’elle n’était pas à contre-courant.

«Nous restons absolument déterminés à assurer la sécurité des Canadiens et nous restons engagés auprès de la coalition, a-t-il fait valoir. Nous croyons que nous devons faire partie de la lutte pour amoindrir et détruire l’EI. Nous remettons seulement en question la meilleure façon pour nous de le faire.»

Le premier ministre Justin Trudeau a pour sa part indiqué que la sécurité des Canadiens demeurait une priorité.

«Nous continuons de travailler avec mon ministre de la Sécurité publique, M. (Ralph) Goodale et avec les agences de police et de sécurité nationale pour s'assurer que nous faisons tout le nécessaire pour garder les Canadiens en sécurité et surtout pour les rassurer qu'on est en train de tout faire», a-t-il lancé brièvement, lors d’une prise de photo avec son homologue mexicain. Il n’a cependant pas rencontré la presse par la suite.

Justin Trudeau au G20

-A plaidé contre l’austérité et en faveur de l’investissement dans les infrastructures pour assurer la croissance économique.

-A fait des égoportraits au B20 – réunissant le milieu des affaires du G20 – où il a prononcé un discours.

-A eu une rencontre «chaleureuse» informelle avec le président Barack Obama qui lui a demandé quelle sera la première mesure qu’il prendra comme premier ministre. «Réduire les impôts de la classe moyenne», a-t-il rétorqué, faisant sourire le président.

-A offert ses condoléances au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

-A ouvert le déjeuner de travail avec une blague : «C’est le meilleur G20 auquel j’ai pris part», puis a soutenu que les changements climatiques sont un «enjeu économique sérieux».

-Les dirigeants du G20 ont observé une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris.

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