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Québec veut plus de temps et d'argent

Camille Gaïor | Agence QMI

 - Agence QMI

«On est le 16 novembre, on ne connaît pas encore le plan de match du gouvernement fédéral et on ne sait pas si le financement pour les réfugiés syriens supplémentaires sera au rendez-vous», a indiqué Kathleen Weil, ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI).

Un point de vue relayé par le premier ministre, Philippe Couillard, qui a demandé au gouvernement fédéral d’expliquer comment le Québec pourra accueillir 6000 immigrants dans les délais souhaités.

En septembre dernier, Québec avait annoncé pouvoir accueillir 3650 réfugiés syriens. L’accord Canada-Québec en matière de réfugiés prévoit que le Québec pourrait devoir en accueillir 5750, une différence qui engendrera des coûts supplémentaires que la province ne souhaite pas assumer.

Parallèlement, le MIDI a assuré que 2400 dossiers de parrainage collectifs seront traités d’ici le 18 décembre prochain pour assurer la venue prochaine de réfugiés actuellement à Beyrouth.

Rappelons que jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a reconnu que l'accueil de 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année était «un beau défi» bien qu'il ait «énormément confiance» dans le projet.

Un accueil «sécuritaire et contrôlé»

Au-delà de la date de traitement des dossiers, la ministre croit qu’il faut davantage se concentrer sur l’aspect sécuritaire. «Maintenant, on parle plus de janvier, mais l’important est de faire les choses correctement, la question de la sécurité est primordiale.»

Réagissant aux pétitions pour suspendre l'arrivée des réfugiés syriens qui totalisent plus de 67 000 signatures, Mme Weil a assuré que l’accueil des réfugiés se fera de façon «sécuritaire, contrôlée et organisée».

«Depuis les tragiques évènements de Paris, les Québécois entretiennent des inquiétudes légitimes au chapitre des enjeux liés à la sécurité, a indiqué Mme Weil. Je tiens à les rassurer, aucun compromis ne sera fait sur les vérifications de sécurité et nous avons obtenu l’assurance du gouvernement fédéral, responsable de ces vérifications, que toutes les dispositions nécessaires seront prises.»

13 villes sélectionnées

Pour les réfugiés qui ne seront pas parrainés, mais bien pris en charge par l’État, le ministère a identifié 13 villes pouvant accueillir cette population, parmi lesquelles Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Drummondville, Granby, Longueuil, Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières, Laval, Victoriaville, Joliette et Saint-Jérôme.

«Ces villes ont été sélectionnées notamment en fonction de leur accès aux logements et aux soins et de leurs ressources disponibles en matière d’éducation et de francisation», a ajouté la ministre.
 

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