/news/world

L'un des kamikazes possédait un café à Bruxelles

Agence France-Presse

Un bar de Molenbeek qui, selon les médias belges, appartient au Français Brahim Abdeslam, l'un des kamikazes qui se sont fait exploser à Paris vendredi soir, était un «point de consommation de stupéfiant», selon l'arrêté de fermeture placardé sur sa porte.

Lors d'un contrôle effectué le 14 août au bar «Les Béguines», qui selon le quotidien L'Écho a été déclaré le 10 mars 2013 par Brahim Abdeslam, la police a constaté une «forte odeur de stupéfiants», indique l'arrêté de police, consulté par l'AFP.

«Le commerce est utilisé pour la consommation de substance hallucinogène prohibée», précise le document signé le 2 novembre par la bourgmestre (maire) de Molenbeek, François Schepmans.

La police a aussi constaté la présence de «nombreux cendriers, dont certains contenaient des joints partiellement consumés» et que «plusieurs clients se trouvaient en possession de stupéfiants», selon la même source.

À la suite de ce rapport, les autorités communales ont ordonné le 2 novembre la «fermeture au public de l'établissement», pour une «durée de 5 mois prenant cours le 5 novembre 2015 pour se terminer le 4 avril 2016».

Brahim Abdeslam, 31 ans, s'est fait exploser, seul, devant un bar, vendredi soir dans l'Est parisien, blessant grièvement une personne.

Il avait loué une voiture Seat noire, immatriculée en Belgique, et retrouvée à Montreuil, près de Paris, au lendemain des attaques. À son bord, trois fusils d'assaut kalachnikov, onze chargeurs vides et cinq pleins.

Brahim Abdeslam fait partie d'une fratrie dans le viseur des enquêteurs: un de ses frères, Mohamed Abdeslam, placé un temps en garde à vue en Belgique, a été relâché lundi sans la moindre inculpation.

Un troisième frère, Salah Abdeslam, est introuvable. Bruxelles a lancé un mandat d'arrêt international à son encontre. Une vaste opération policière menée lundi à Molenbeek pour l'intercepter n'a pas donné de résultat, selon le parquet de Bruxelles.