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Un frein à l’accueil des réfugiés?

TVA Nouvelles

Les Syriens qui demeurent à Montréal espèrent que les attaques de Paris ne freineront pas la volonté du gouvernement canadien d'accueillir des réfugiés.

Toutefois, pour plusieurs Syriens, il n’est pas question que le gouvernement accepte d’accueillir n’importe qui.

«De bien choisir, c'est ça, explique Samer Georgeos, un dentiste d’origine syrienne. Il faut viser les familles fragiles, vulnérables, surtout des enfants, des femmes. Et vous allez voir, il y en a assez, beaucoup!»

M. Georgeos est même prêt à ouvrir sa clinique gratuitement pour offrir des soins aux réfugiés, mais il tient à ce que l’État sélectionne les personnes qui entreront au pays.

Samer Georgeos

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«Il se peut qu'il y ait quelques éléments terroristes, donc il faut faire attention, il faut être vigilant, soutient Nadal Alnajjar, un autre Montréalais d’origine syrienne. Selon moi, il y a des éléments. La majorité des réfugiés qui vont venir, je crois que ce sont des êtres vulnérables, mais il se peut qu'il y ait quelques infiltrations.»

D’autres croient plutôt qu’il ne faut pas mêler les choses.

«Il faut séparer complètement ce qui se passe au Canada de ce qui se passe en France, nuance Chadi Alhelou, un réalisateur d’origine syrienne. Pendant cinq ans, on a eu chaque jour une tragédie en Syrie, semblable à ce qui se passe en France, pour une journée. Donc, accueillir les réfugiés, c'est quelque chose de magnifique.»

Plusieurs croient surtout qu'il faut faire vite, car les populations vulnérables ne peuvent pas attendre.

De son côté, la communauté syrienne de la métropole se mobilise depuis longtemps pour aider les réfugiés.

Depuis 2012, par exemple, une trentaine de conteneurs remplis de vêtements et d'équipement médical ont été recueillis pour les réfugiés en Turquie et au Liban.

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