/news/politics

L'Assemblée nationale rend hommage aux victimes de Paris

Louis Gagné | Agence QMI

Les députés de l’Assemblée nationale ont observé une minute de silence, mardi, à la mémoire des victimes des attentats de Paris.

Tour à tour, les chefs des partis politiques ont pris la parole au Salon bleu pour condamner «avec la plus grande sévérité les attentats terroristes et les massacres infâmes perpétrés» vendredi dernier et ont offert leur soutien indéfectible au peuple français.

Le premier ministre, Philippe Couillard, a affirmé avoir été envahi par «un sentiment de profonde révulsion et d'infinie tristesse à l'annonce de la violence aveugle déchaînée sur tant d'innocents».

«La France est en guerre, et avec elle la civilisation même des États de droit et nos valeurs démocratiques. Nous aussi sommes impliqués [et] je souhaite assurer les autorités françaises que nous apporterons toute l'aide qu'il nous est possible de pourvoir en ces circonstances tragiques», a-t-il déclaré.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a soutenu que même en ayant «semé le chaos, la tristesse, la stupeur et l’incompréhension», la terreur qui a frappé la capitale française avait «perdu».

«Aussi barbare soit-elle, la terreur [...] a été vaincue par l'opération #portesouvertes lancée sur les réseaux sociaux, par la solidarité des Parisiens et par l'amitié profonde qui rassemble des peuples autour de l'égalité, de la fraternité et de la liberté», a affirmé M. Péladeau.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a invité la société à faire preuve de «lucidité» et de «leadership» à la suite des attentats de Paris, des événements qui annoncent selon lui «la fin de la naïveté».

«Il faut combattre le mal, et pour combattre le mal, il faut d'abord nommer le mal. Des intégristes utilisent une religion pour justifier des gestes d'une violence inouïe», a fait valoir M. Legault.

La porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, a quant à elle souligné l’importance de reparler du «vivre ensemble dans nos sociétés».

«Un dialogue social est nécessaire, sans complaisance, mais avec ouverture, a lancé la députée de Gouin. La construction de la paix exige parfois une résistance active aux idées rétrogrades, aux gestes haineux, à la violence, d'où qu'elle vienne. Mais la construction de la paix exige aussi des politiques d'accueil, de compréhension et d'intégration».

Dans la même catégorie