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Inquiétudes chez des groupes environnementaux

Des groupes environnementaux et de consommateurs canadiens ont exprimé jeudi «de graves préoccupations» à la suite de l’acceptation par la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA) d’un saumon de l’Atlantique génétiquement modifié (GM) pour consommation humaine.

Il s’agira du premier animal transgénique à arriver dans les assiettes des Américains. Ce saumon a été conçu par la société AquaBounty Technologies, dans l'État du Massachusetts. Il s’agit d’un saumon auquel on a injecté un gène du saumon chinook du Pacifique, afin qu’il grossisse plus vite.

«Cette acceptation a de graves conséquences pour les Canadiens et les citoyens à travers le monde, les impacts environnementaux pourraient aussi être dévastateurs», a déclaré dans un communiqué Thibault Rehn, de Vigilance OGM.

«Les Canadiens ne sauraient même pas comment éviter ce poisson GM dans les épiceries parce que les aliments génétiquement modifiés ne sont pas étiquetés», a ajouté M. Rehn.

L’autorisation qui a été accordée par l’agence américaine ne permet pas que ce saumon soit conçu et élevé aux États-Unis. Le saumon AquAdvantage ne peut être élevé qu'à terre, dans des bassins d'éclosion fermés, dans deux installations spécifiques au Canada et au Panama, a précisé la FDA.

La compagnie américaine AquaBounty possède un centre à l'Île-du-Prince-Édouard où les œufs de ce saumon GM seraient produits puis expédiés au Panama pour leur croissance, pour être ensuite envoyés sur le marché américain pour transformation et consommation.

Selon Vigilance OGM, le gouvernement canadien a approuvé le saumon GM pour la production commerciale, mais Santé Canada ne l’a pas encore fait pour la consommation humaine. Il n'y a toujours pas d’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés au Canada ni aux États-Unis.

«Nous sommes extrêmement préoccupés par les risques de contamination sur le saumon atlantique sauvage», a déclaré Mark Butler de l’Ecology Action Centre.

Sharon Labchuk, qui représente un groupe de citoyens de l’Île-du-Prince-Édouard, a exprimé ses craintes d’une manière plus imagée: «Nous ne voulons pas être la maison de Frankenstein».

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