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Le ministre Sam Hamad parrainera une famille de réfugiés

Marie-Renée Grondin | Agence QMI

caucus liberal

Simon Clark/Agence QMI

Touché par l’accueil qu’il a lui-même reçu lorsqu’il est arrivé au Québec, le ministre Sam Hamad a décidé de parrainer une famille de réfugiés.

À son tour, il permettra à une famille syrienne de vivre «le rêve canadien», loin des horreurs qui meurtrissent leur pays.

Avec des gens d’affaires, il s’engage à débourser les quelque 25 000 $ nécessaires pour l’accueil et l’intégration des ressortissants. Le premier ministre, Philippe Couillard fera aussi l’effort du parrainage collectif.

Dans une entrevue à BLVD 102.1, à Québec, le ministre Sam Hamad a tenté de démystifier l’accueil des réfugiés.

Voici de larges extraits de l’entrevue accordée par M. Hamad.

«Il faut bien faire les choses, prendre le temps de les faire. On est capable de le faire comme il le faut.»

«L’engagement du gouvernement du Québec, c’est 3650 réfugiés.»

«Les Québécois ne savent pas tous que le gouvernement du Québec, annuellement, reçoit autour de 5000 réfugiés à travers le monde.»

«Cette année, au lieu de recevoir des gens d’un peu partout dans le monde, on va recevoir 3650 Syriens.»

«Ces Syriens-là, la majorité ce sont des familles. Ce sont des gens qui sont au Liban en ce moment dans des camps de réfugiés. Ils dorment dans des tentes.»

«Ce qui est important pour nous c’est de les recevoir, et avant de les accueillir, il faut s’assurer que la sécurité est parfaite et qu’elle répond aux plus hauts standards.»

«C’est un pays où toutes les religions avaient une place. Les gens ne faisaient pas de différence entre un chrétien, un musulman, un chiite, un juif...»

«Voir ce qui arrive aujourd’hui [en Syrie] c’est terrible.»

«L’ennemie numéro 1 de ce pays-là, et du monde entier, c’est l’État islamique, et ce ne sont pas les Syriens (c’est) l’État islamique.»

«Les réfugiés ce sont des gens qui ont subi les horreurs de l’État islamique. Ils se sont fait chasser de leur maison. Leur maison a été détruite, leurs parents tués.»

«J’ai fui le pays, pas à cause de la guerre civile comme telle, mais à cause du régime qui était en place. On ne peut pas avoir de l’ambition, on ne peut pas réaliser nos rêves, on ne peut rien faire. C’est un pays qui est oppressé. C’est un pays qui n’avait pas d’avenir.»

«Je suis arrivé ici à 18, 20 ans. Je voulais avoir une meilleure éducation, une meilleure formation, avoir le rêve américain.»

«Québec c’est formidable. Les Québécois sont généreux. Ils ont des valeurs d’accueil. Ils veulent aider et ils sont curieux aussi.»

«Il faut forcer des deux côtés. La personne qui vient ici, il faut qu’elle comprenne qu’elle vient chez une autre personne. Il faut s’adapter aux moeurs. Il faut s’adapter à la vie des gens. Il faut respecter la culture, il faut respecter la vie des gens. Quand quelqu’un nous invite dans son salon, on ne commence pas à commenter les cadres sur son mur.»

«Moi quand je suis arrivé ici, il n’y a pas personne qui m’a accueilli. Je suis arrivé tout seul je ne connaissais pas grand monde.»

«On va faire des examens médicaux pour s’assurer qu’ils sont en bonne santé. Après ça on va les former. Les jeunes enfants vont aller dans des petites écoles.»

«Moi, je n’ai pas peur. Les enfants au début vont avoir de la difficulté, mais rapidement, ils vont apprendre bien plus vite qu’on pense.»

«Il faudra ensuite préparer les gens à aller travailler. Ils sont très travaillants en passant.»

«On regarde ceux qui sont venus au Québec comme René Angélil, c’est un Syrien. La famille qui a le magasin de meubles Setlakwe, aussi.»

«Pour eux, c’est un rêve. Ils arrivent ici ils sont en paix. Tout est possible. Il faut juste travailler fort.»

«Je vois que je suis chanceux d’être arrivé ici au Québec.»

«Eux, ça va être ça aussi. Sûrement que leur premier objectif sera de travailler pour leurs enfants.»

«On a un problème démographique. On a des jobs et on n’est pas capable de les combler. On travaille fort pour que les jeunes sur l’aide sociale retournent sur le marché du travail.»

«Toutes les semaines, il y a des autobus qui partent de Montréal, de la main-d’oeuvre pour aller travailler en Beauce et ils reviennent le vendredi ce n’est pas normal.»

«On ne commencera pas à dire moi je veux juste accueillir des familles. Sinon, moi je n’aurais jamais été accueilli ici.»

«Il y a des gens qui ont peur, et je les comprends. Il y a des Québécois dans l’insécurité, alors ce qu’il faut faire c’est juste de prendre le temps de voir comment on peut faire ça, et laisser la poussière tomber.»

«C’est sûr qu’on va faire des erreurs, mais dans la vie, qui ne fait pas d’erreurs ? Ce qui est important c’est de les reconnaître, les corriger et faire mieux après.»

«Je vais parrainer une famille et j’ai demandé à quelques gens d’affaires de m’aider, car parrainer ça veut dire garantir 25 000 $.»

«J’ai été agréablement surpris, car j’ai demandé à quelqu’un “peux-tu parler à d’autres si tu en connais [des gens d’affaires]”, et ça a pris deux jours et il m’a dit on est prêts.»

«Dans les 3650 réfugiés, il y en aura 2600 qui seront parrainés par des familles [parrainage collectif]. Donc ces gens-là, ce n’est pas l’État qui les prend en charge.»

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