Les autorités pourraient bien se tourner vers les camps de vacances pour héberger temporairement les réfugiés syriens. Le camp Val-Estrie, près de Sherbrooke, est prêt à accueillir 200 immigrants.
Tout le mobilier et les 200 matelas sont neufs dans les dortoirs. Il existe aussi des unités privées avec salle de bain afin de permettre une plus grande intimité aux familles. «On peut offrir entre 700 et 800 repas par jour», a indiqué Josianne Arès, directrice du camp Val-Estrie. Chaque étage compte aussi une cuisinette.
«C'est un hôtel sans le luxe, a expliqué Mme Arès. C'est un lieu qui peut permettre une transition temporaire pour plusieurs semaines afin de donner le temps aux réfugiés de trouver un appartement, apprendre la langue. On a tout pour faciliter leur intégration.»
Le camp Val-Estrie, situé à Waterville, à une vingtaine de kilomètres de Sherbrooke, a lui-même levé la main pour accueillir des réfugiés syriens.
La mairesse de Waterville, Nathalie Dupuis ouvre grand les bras. «Ils viennent ici pour se rebâtir, a-t-elle dit. Ils tout quitté. Notre accueil peut bonifier notre perception. La distance n'est pas un problème. Des autobus, ça existe.»
Les autorités étudient cette offre que plusieurs qualifient d'opportunité. «On serait fou de se priver d'une patinoire, d'un immense terrain et de notre personnel pour garder les enfants», a conclu Mme Arès
Les lieux qui seront choisis devraient être connus la semaine prochaine.