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Beaucoup d'étapes avant d'accueillir les réfugiés

TVA Nouvelles

Avant l'arrivée du premier contingent de réfugiés syriens, la semaine prochaine, il y aura plusieurs étapes à franchir.

L'Organisme syro-canadien de Montréal amasse et trie depuis des semaines des vêtements pour les réfugiés syriens. Mais avant leur arrivée, les 25 000 personnes doivent franchir différentes étapes, à commencer par l'identification.

La première sélection des Nations unies se fait dans les camps de réfugiés de la Jordanie, Turquie, du Liban.

L'ONU doit ensuite proposer une liste au Canada et le gouvernement sélectionnera les migrants qu'il veut accueillir. Les femmes, les enfants, les familles, par exemple.

La troisième étape consiste à faire les vérifications par les Services canadiens de renseignement de sécurité.

«Des vérifications qui sont faites par les services de renseignements et de sécurité du Canada, la GRC, les agences internationales comme Interpol. Chacun des réfugiés aura une rencontre individuelle avec des agents d'Immigration Canada. Par la suite, ils seront transportés. Et à leur arrivée au Canada, ils devront passer le service de sécurité des services frontaliers canadiens», explique le ministre suppléant de la sécurité publique, Pierre Moreau.

La quatrième: l'aéroport où on leur fait passer les premiers tests de santé.

Ensuite, deux options s'offrent à eux: le parrainage public ou privé. Si c'est privé, ils vont dans des familles. Au public, les réfugiés se retrouvent base militaire ou dans une des villes du Québec qui en accueillent déjà. Une fois arrivés au Québec, les réfugiés devront passer d'autres tests de santé.

TVA Nouvelles a obtenu copie de ce courriel qui a été envoyé par le Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, dans lequel on fait mention de besoins urgents d'infirmières, d'infirmières auxiliaires, d'intervenants pour faire passer des tests physiques et psychosociaux aux réfugiés. Le problème est qu'on ne sait pas quand ni comment ils vont arriver. Et le syndicat est très inquiet.

«Ce sont des gens qui ne sont pas formés dans le psychosocial. On va leur demander quelque chose de majeur dans un contexte de grève, hein, vous le savez, en plus. Si la clinique de réfugiés a lieu dans un des endroits du CISSS de Laval, il risque d'y avoir des lignes de piquetage. Ça pourrait apeurer les réfugiés syriens», fait savoir Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleurs CISSS de Laval.

Il faut savoir que certaines étapes pourraient changer puisque le gouvernement fédéral va faire le point demain.

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