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L’industrie du taxi veut une loi d’ici Noël

Argent

L’industrie du taxi poursuit sa pression sur le gouvernement Couillard pour qu’il durcisse le ton à l’endroit du service UBER-X.

Mardi, plus de 350 chauffeurs de taxi sous l’égide de la Coalition taxi ont envahi la Colline parlementaire à Québec après avoir formé un long cortège sur l'autoroute 20 à partir de Montréal.

Le porte-parole Guy Chevrette a d'ailleurs rencontré le ministre des Transports, Robert Poëti, au cours de l'avant-midi, une rencontre qui n'a pas répondu à ses attentes.

«Le ministre ne nous donne pas l'assurance qu'il y aura des règlements possibles avant Noël. On est insatisfait de ça. On a parlé avec toutes les oppositions aussi, mais le message qu'on veut porter ici, ce matin, il est clair et il est court: c'est qu'on veut absolument une loi qui nous permette de suspendre des permis de conduire de ceux qui acceptent de jouer dans l'illégalité avec Uber», a affirmé M. Chevrette.

Le gouvernement Couillard reconnaît depuis plusieurs mois que la concurrence d'UBER-X est déloyale et illégale. Des amendes ont été distribuées et des véhicules ont été saisis, mais les chauffeurs en veulent davantage.

«Les véhicules saisis, on sait que c'est tout payé par UBER-X!, ajoute Guy Chevrette. Toutes les amendes sont payées par UBER-X. Ils ont des milliards de dollars. Bien sûr, c'est dans des paradis fiscaux, ils ne paient pas d'impôts ici au Québec, ça ne paie pas de TPS, ça ne paie pas de TVQ! Il est temps que ça arrête».

Des chauffeurs de taxi de Québec se sont joints aux manifestants ce midi. 

La tension monte a monté à quelques reprises depuis l'instauration d'UBER-X. On fait valoir notamment que cette industrie rapporte beaucoup annuellement au Québec avec un chiffre d'affaires de 500 millions $.

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