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Pas d'accusation pour le meurtre de Jenique Dalcourt

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne déposera pas d’accusation criminelle relativement au décès de Jenique Dalcourt, le 21 octobre 2014 à Longueuil, «à la lumière de la preuve qui a été soumise», a-t-il annoncé jeudi.

Jenique Dalcourt, 23 ans, revenait du travail et rentrait chez elle lorsqu'elle a été sauvagement sur une piste cyclable, entre le chemin de Chambly et la rue de Normandie.

Dans un communiqué, le DPCP soutient que «le dossier, tel que soumis, ne comporte pas les éléments essentiels suffisants pour porter [des] accusations».

«L’analyse du dossier d'enquête a été confiée à deux procureurs d’expérience en cette matière. Ceux-ci ont procédé à un examen exhaustif de la preuve soumise par les policiers ainsi que des précisions obtenues à leur demande», indique-t-il.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Ceci dit, le DPCP a souligné qu’un nouveau dossier pourrait tout à fait être déposé par le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) «s'il considère avoir des preuves suffisantes qui lui permettent de le faire».

En soirée jeudi, le SPAL a fait savoir par voix de communiqué qu'il respecterait la décision du DPCP, tout en réitérant son «engagement à tout mettre en oeuvre pour que justice soit rendue dans ce dossier».

«Comme dans tous les cas d'enquêtes d'homicides, celle-ci demeure active et le restera jusqu'à la résolution du crime», écrit le service de police.

Le DPCP a insisté sur le fait que le «procureur a la responsabilité première de viser à ce que justice soit rendue. Il ne cherche pas une condamnation à tout prix et doit éviter de porter des accusations si la preuve est insuffisante. Il doit procéder à une appréciation professionnelle du fondement juridique d'une poursuite et ce n'est pas son opinion personnelle qui importe.»

En octobre dernier, en marge de premier anniversaire de sa mort, le SPAL avait fait savoir que l’enquête sur la mort de la jeune femme était toujours en cours et que plusieurs enquêteurs étaient affectés à ce dossier.

Après un premier échec dans cette affaire, les policiers de Longueuil avaient tenté, un an après la découverte du corps, de faire à nouveau accuser celui qu’il présume être le suspect du meurtre de Jenique Dalcourt.

Les enquêteurs avaient soumis, mi-octobre, un dossier, pour une deuxième fois donc, au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Mais ce dernier n’a pas été convaincu et refuse de traduire en justice le jeune homme de 26 ans. Il avait été arrêté quatre jours après le crime, mais avait dû être relâché, faute de preuves suffisantes pour l'accuser.

«On avait de l’espoir, c’est complètement frustrant», a commenté le beau-père de la victime jeudi soir à TVA Nouvelles. «Il y a de la rage, je suis en colère», a-t-il ajouté.

À l’occasion du premier anniversaire de la mort de la jeune femme, une plaque commémorative avait été installée à l'endroit même où Jenique a été battue à mort le soir du 21 octobre 2014.

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