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Les Canadiens ne marchent pas suffisamment

Agence QMI  

Jean-Francois Villeneuve/Agence QMI

Contrairement à ce qu’on peut croire, les Canadiens qui habitent des régions densément peuplées et qui vivent à proximité des principaux services, ne marchent pas autant qu’ils le devraient pour s’y rendre.

C’est ce que révèle une étude montréalaise publiée jeudi dans «BMJ Open» par une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

«C’est un peu comme d’avoir un tapis roulant dans son sous-sol. C’est un excellent outil pour rester en forme en autant qu’on l’utilise», a commenté dans un communiqué l’auteure principale de l’étude, la docteure Kaberi Dasgupta.

Pour en arriver à cette surprenante conclusion, les chercheurs ont utilisé des données de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé. Ils ont fait appel à 3000 adultes répartis dans 15 grandes villes du pays en leur demandant de répondre à un questionnaire sur la marche utilitaire et d’utiliser un accéléromètre pour mesurer le nombre de pas effectués chaque jour. Le calcul quotidien incluait la marche utilitaire et la marche récréative.

«Contrairement à nos attentes, l’étude a révélé que, même si les résidents des quartiers plus propices à la marche déclaraient favoriser davantage la marche utilitaire, ils n’étaient pas globalement plus actifs que ceux des quartiers au moins grand potentiel piétonnier», a expliqué Mme Hajna.

Le nombre de pas était même inférieur à la recommandation de 10 000 pas par jour, alors que des études menées en Belgique, en République tchèque et au Japon montrent que le fait d’habiter des quartiers propices à la marche favorise cette activité.