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Un manque d’expérience de la police?

Un an s’est écoulé depuis le meurtre scabreux de Jenique Dalcourt sur une piste cyclable et les policiers de Longueuil ont échoué à deux reprises dans leur tentative de faire accuser celui qui est dans leur mire depuis les premières minutes de l’enquête.

Alors que la famille de la jeune victime est effondrée, certains mettent en doute l’habileté du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) à résoudre cette affaire. C’est notamment le cas de l’ancien policier de la Sûreté du Québec (SQ) Jean-François Brochu qui croit que le SPAL n’a peut-être pas l’expérience nécessaire pour venir à bout d’un tel dossier.

«[Dans un monde idéal], ça aurait été pris par un corps de police qui enquête 30-40 dossiers de meurtre par année et dont les enquêteurs ont une expertise de par leur expérience. Quand on est sur la glace, c’est là qu’on apprend. Ce n’est pas sur le banc qu’on prend de l’expérience; surtout pas en enquête de meurtre», a confié M. Brochu en entrevue à TVA Nouvelles.

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Selon lui, le ministère de la Sécurité publique devrait faire en sorte que seuls la SQ, le Service de police de la Ville de Montréal et le Service de police de la Ville de Québec puissent enquêter sur les cas d’homicides plus compliqués.

«Si on ne veut pas revoir ça, le Ministère doit s’asseoir et se questionner», tranche-t-il.

Dossier actif

Même si le Directeur des poursuites criminelles et pénales a refusé à deux reprises d’aller de l’avant dans le dossier de Jenique Dalcourt, Jean-François Brochu ne croit pas que le jeune suspect se sente complètement libéré.

«La pression demeure très importante sur ses épaules. J’espère qu’il est conscient que le dossier n’est pas terminé; à tout moment des développements peuvent survenir.»

Le SPAL a-t-il voulu aller trop vite? Chose certaine, l’ancien policier est clair: dans un dossier de meurtre, la prudence est de mise.

«Normalement, avant de procéder à l’arrestation d’un suspect pour lequel on a ramassé de la preuve, on parle avec un procureur de la Couronne. C’est lui qui va se déclarer à l’aise de nous autoriser à procéder à l’arrestation», explique M. Broch

«Les enquêteurs doivent prendre du recul et se demander: est-ce qu’on a des pistes d’enquête, des analyses, dont on attend encore des résultats? Est-ce qu’on ne devrait pas attendre quelques jours? En matière de meurtre, c’est bien délicat. Il ne faut jamais se précipiter.»

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