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Consultant à 1800 $ par jour: la controverse continue

Ronald Martin, président de l’Association des pompiers de Montréal

MICHEL DESBIENS/AGENCE QMI

Le contrat de 1800 $ par jour accordé par la Ville de Montréal à un consultant pour coordonner l’accueil des réfugiés syriens continue à faire réagir.

Le président de l’Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, s’est insurgé face à cette embauche mardi, d’autant plus que des compressions budgétaires vont entraîner l’abolition de 11 postes de pompiers au Service des incendies, et ce dès le 1er février 2016. «Je n’ai rien contre M. Dorais (le consultant), mais à 1800 $ par jour, c’est scandaleux. Mes gars ne comprennent pas ça», a-t-il déploré.

Par ailleurs, l’opposition officielle Projet Montréal a fait parvenir à TVA Nouvelles un courriel démontrant que la Ville de Calgary, qui doit bientôt accueillir 1200 à 1300 réfugiés syriens, n’a recours à aucun consultant.

«À ma connaissance, personne n’a été engagé pour préparer l’accueil des réfugiés. Les employés de la Ville de Calgary s’en occupent dans le cadre de leurs fonctions», a déclaré Katie Turner, chargée des relations avec les citoyens.

Guillaume Lavoie, conseiller municipal à Montréal et porte-parole de Projet Montréal en matière de relations internationales, a vivement réagi. «Le maire Naheed Nenshi démontre qu'il est possible de gérer l'accueil des réfugiés syriens sans embaucher un consultant à haut prix. Si Calgary est en mesure de le faire, pourquoi le maire de Montréal n'en est-il pas capable?» a-t-il questionné.

«Il est difficile d'admettre une erreur, mais il n'est pas impossible de la corriger. Le maire Coderre doit revenir sur sa décision d'embaucher un consultant à 1800 $/jour pour un travail qui pourrait être effectué à l'interne», a-t-il ajouté.

Autonomie municipale

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a refusé de donner son opinion sur l’embauche du consultant parce que, dit-il, le maire Coderre n’a pas à justifier ses dépenses auprès du gouvernement provincial.

«L’autonomie municipale, c’est le droit de prendre des décisions au niveau local et d’avoir l’obligation de les défendre face à ces contribuables, et non face au ministre des Affaires municipales», a dit M. Moreau mardi.

Pierre Moreau a ajouté que ce n’était pas de son ressort d’évaluer chaque embauche de fonctionnaire dans les 1133 municipalités du Québec.
«Est-ce que Denis Coderre avait la capacité à l’intérieur de ses effectifs d’obvier à l’embauche en question? Je n’en ai fait cette l’analyse», a-t-il dit, précisant que son opinion dans ce dossier n’avait pas de poids.
 

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