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Sa mission: réchauffer les sans-abri

Jennifer Bélanger tricote tuques, foulards et mitaines pour les sans-abri de Montréal

Gracieuseté

Jennifer Bélanger tricote tuques, foulards et mitaines pour les sans-abri de Montréal

Joindre l'utile à l'agréable en distribuant bonheur et chaleur. C'est ce qu'a décidé de faire Jennifer Bélanger, il y a deux ans, en mettant sur pied un projet personnel visant à tricoter tuques, foulards et mitaines pour les sans-abri de Montréal.

La jeune femme marche ainsi dans les traces de sa grand-mère qui l'a initiée dès son plus jeune âge.

«Ma grand-mère faisait toujours ça pour les itinérants. J'ai commencé à tricoter jeune avec elle et, comme elle est morte en 2008, j'ai voulu prendre la relève», explique en entrevue à TVA Nouvelles.ca la marchande de bonheur.

«Le monde me trouve un peu bizarre parce que je tricote même l'été. Je suis toujours en train de tricoter quelque chose. C'est une addiction. Ça m'occupe, ça me relaxe. Je joins l'utile à l'agréable; au lieu de tricoter pour rien», poursuit-elle, visiblement gênée de voir son projet dévoilé au grand jour.

Le travail a porté ses fruits. Cette année, Jennifer Bélanger a pu tricoter 81 tuques, 13 foulards, huit paires de mitaines et deux bandeaux pour réchauffer les sans-abri de la métropole.

Projet 2015 Jennifer

«L'an dernier, j'avais 71 tuques et j'essaye toujours d'en faire plus», dit celle qui achète elle-même son matériel en plus de bénéficier de quelques dons de laine de gens autour d'elle.

Un «besoin continu»

Comme elle ne se sent pas à l'aise de faire la distribution elle-même, la jeune femme de 29 ans a remis cette année l'ensemble de sa création à l'organisme SOS Itinérance qui s'occupe chaque fin de semaine de nourrir 300 sans-abri.

«C'est très apprécié parce que, souvent, les sans-abri n'ont pas ce qu'il faut pour se réchauffer. En plus, on dirait que quand c'est fait à la main, ça fait encore plus plaisir», confie Alexandre Paradis, membre du conseil d'administration de l'organisme.

«C'est un besoin continu», ajoute-t-il, rappelant que l'an dernier un sans-abri a dû subir une amputation de plusieurs doigts après avoir subi d'importantes engelures.

Pour sa part, Jennifer Bélanger y voit une façon de faire sa part, faute de pouvoir aider financièrement.

«Des fois, on voit des sans-abri congelés et je n'ai pas d'argent à leur donner. Alors ça fait chaud au cœur de pouvoir faire autre chose», conclut-elle.

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