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Réforme scolaire: les critiques pleuvent

Les critiques contre le projet de réforme des commissions scolaires fusent de partout. Cinq Commissions scolaires de l'Estrie et du Centre-du-Québec tirent à boulets rouges sur le projet de loi du ministre de l'Éducation.

Certains sont déçus, d’autres furieux. «C'est une manière cavalière de traiter des hommes et des femmes qui ont travaillé pendant plusieurs années pour diminuer le décrochage scolaire et qui se sont occupés des vraies affaires», a prétendu Yves Gilbert, le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

Le projet de loi du ministre François Blais prévoit l'abolition des élections scolaires et une réforme de la gouvernance. Le ministre souhaite se rapprocher des besoins des élèves en octroyant plus de pouvoirs aux directions des écoles plutôt qu'aux directions des commissions scolaires.

Il s’agit de poudre aux yeux, disent les élus, parce que «le ministre pourra s'ingérer dans le processus décisionnel si une décision ne lui plaît pas», a expliqué Jean-François Houle, le président de la Commission scolaire des Chênes. «Il s'agit d'un affront à la démocratie», a ajouté Jean-François Bachand, le président de la Commission scolaire des Sommets.

Les taxes scolaires seront quant à elles maintenues, alors que le conseil des commissaires sera aboli et remplacé par un conseil scolaire formé entièrement de bénévoles dont des parents, des membres du personnel et de la communauté.

Le président de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke, Gilles Normand, propose de conserver le modèle actuel avec certaines modifications en laissant plus de place aux parents.

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