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2500 perquisitions, 354 personnes assignées à résidence

Agence France-Presse

Quelque 2 500 perquisitions administratives ont été menées et 354 personnes ont été assignées à résidence depuis l'instauration de l'état d'urgence en France après les attentats du 13 novembre à Paris, a appris l'AFP mercredi auprès du ministère de l'Intérieur.

Ces perquisitions administratives ont entraîné l'interpellation de 305 personnes et le placement en garde à vue de 267 d'entre elles, selon ce bilan du ministère de l'Intérieur communiqué par son porte-parole Pierre-Henry Brandet.

À la date de mercredi, 398 armes ont été saisies, dont 39 armes de guerre.

L'état d'urgence a été proclamé après les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts le 13 novembre. Il a été prolongé jusqu'à fin février par le parlement.

L'état d'urgence, instauré au lendemain des attentats avec l'approbation d'une large majorité de Français, a cependant suscité un malaise croissant dans les rangs de la majorité socialiste.

Les premières critiques avaient fusé dès son instauration et sont montées d'un cran la semaine dernière au vu des contours de la réforme constitutionnelle présentée par le gouvernement pour prolonger les mesures d'exception (assignations à résidence, limitations de rassemblement...) jusqu'à six mois après la fin de l'état d'urgence.

Le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, a été saisi d'«une douzaine» de cas de procédures (perquisitions, assignations à résidence...) menées dans le cadre de l'état d'urgence.