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Raif Badawi a entamé une grève de la faim

Agence QMI

Le blogueur Raif Badawi a été transféré dans une nouvelle prison isolée, en Arabie Saoudite et il a entamé mardi une grève de la faim, a fait savoir la fondation qui porte son nom.

Selon la Fondation Raif Badawi, il s’agit de la prison centrale de Shabbat, située dans une zone déserte et isolée, à environ 87 kilomètres de Djeddah. Cette prison à sécurité maximum est réservée aux prisonniers dont le verdict est final et sans appel.

La directrice générale de la fondation, Evelyne Abitbol, n’a pas caché son inquiétude devant la tournure des événements, puisque le roi Salman d’Arabie Saoudite avait indiqué qu’un processus de grâce menant à la libération du blogueur était enclenché.

«On est à la recherche d’une explication, a-t-elle indiqué, jeudi, à l’Agence QMI. La seule conclusion à laquelle on est arrivé, c’est que tous les prisonniers sont transférés puisqu’on désire fermer la prison. Mais c’est une prison à sécurité maximum, isolée, c’est pourquoi il a commencé une grève de la faim.»

Raif Badawi a été condamné à recevoir 1000 coups de fouet pour avoir manqué de respect à l'islam sur son site. Il avait reçu les 50 premiers coups de fouet le 9 janvier dernier, avant que ne cessent les procédures, d'abord pour des raisons de santé, puis pour des motifs non précisés.

Sa femme, Ensaf Haidar, et ses trois enfants sont réfugiés à Sherbrooke.

Raif Badawi a informé sa conjointe de sa décision d’enclencher une grève de la faim, après avoir appris son transfert. Il ne peut maintenant plus avoir de communication avec elle.

Son avocat, Waleed Abu Al Khair, qui est son beau-frère, est aussi en prison depuis plusieurs mois. «Il a été emprisonné parce qu’il a défendu Raif», a expliqué Mme Abitbol.

La Fondation craint que ce transfert dans une prison isolée conduise à la reprise de la flagellation et elle «implore le roi Salman de poursuivre le processus de grâce menant à sa libération», a indiqué sa directrice générale.

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