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Un nouveau pont à l’île d’Orléans d’ici 2024

Jean-Luc Lavallée

 - Agence QMI

Après des années de tergiversations, le ministre des Transports, Robert Poëti, a finalement confirmé, jeudi, la construction d’un pont flambant neuf à l’île d’Orléans. Les automobilistes pourront l’emprunter au plus tard en 2024.

Le gouvernement libéral avait annoncé son intention d’aller de l’avant une première fois en 2010, afin de remplacer le vieux pont dont la mise en service remonte à 1935.

«C’est avec grand plaisir que je vous annonce aujourd’hui que le conseil des ministres a retenu et autorisé l’option d’un pont à haubans pour relier l’île d’Orléans à la rive nord du Saint-Laurent», a déclaré le ministre des Transports, Robert Poëti, lors d’une conférence de presse tenue à Saint-Pierre.

Le projet se concrétisera «sur un horizon maximal de 10 ans», a-t-il précisé, se gardant bien d’évaluer les coûts de construction. «Pour certains, cet échéancier pourrait sembler long, a ajouté le ministre. Pourtant, c’est peu de temps en raison des nombreuses contraintes du site.»

Le pont comportera deux voies de circulation «avec accotement» afin de répondre aux normes actuelles. «Une piste multifonctionnelle» pour les cyclistes et les piétons sera aménagée. Un pont à haubans, préconisé au détriment d’une jetée ou d’un tunnel, représente «le meilleur investissement au regard de tous les avantages techniques, biophysiques et humains», a renchéri M. Poëti.

«L’emplacement exact demeure à préciser lors de la planification du projet. Le ministère préconise un raccordement à la côte à l’ouest du pont actuel de façon à minimiser les impacts et conserver l’entrée de l’île au même endroit», a ajouté le ministre.

En février dernier, «Le Journal de Québec» avait fait état de la décrépitude du pont actuel qui nécessite des travaux d’entretien constant, en attendant la construction de son remplaçant. Un rapport d’inspection révélait une corrosion généralisée, des risques de chute de fragments de béton, des fissures importantes et l’affaiblissement de certaines pièces.

Malgré ces constats accablants, le ministre assure qu’il ne fera «aucun compromis» afin que la structure actuelle demeure sécuritaire pour les automobilistes qui l’empruntent chaque jour. Au cours des dernières années, des travaux importants ont été réalisés sur les piles et sur les joints, en plus de l’asphaltage de l’étroite voie carrossable.