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Le fédéral a conclu que CBC respectait le Code du travail

Agence QMI

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MIKE HENSEN

Avant même la production d’un rapport accablant établissant que CBC avait mal réagi face au troublant comportement de son ancien animateur vedette Jian Ghomeshi, le gouvernement fédéral avait déjà conclu que la société d’État n'avait pas enfreint les lois du travail.

Selon des documents, des enquêteurs fédéraux ont mené une discrète enquête en novembre 2014 pour vérifier si CBC avait violé le Code du travail.

Un mois plus tôt, l’animateur avait été congédié en raison d’allégations de harcèlement sexuel et d’inconduite en milieu de travail.

Selon ce qu’a rapporté vendredi CBC, l’enquête a été brève et s’est limitée à deux questions transmises par courriel au diffuseur public concernant sa politique en matière de harcèlement sexuel.

Les fonctionnaires ont ensuite transmis une note à la ministre du Travail de l’époque, Kellie Leitch, pour l’assurer que les réponses obtenues montraient que CBC respectait les exigences du Code du travail, qui oblige les employeurs à protéger leurs employés contre toute forme de harcèlement sexuel.

Embauchée par le diffuseur public pour mener une enquête indépendante sur les allégations d’inconduite sexuelle, de harcèlement et d’agression sexuelle concernant Ian Ghomeshi, l’avocate Janice Rubin avait conclu le contraire. Dans un rapport de 52 pages, rédigé en avril dernier, elle soutenait que la direction de la CBC n’avait pas réagi de façon adéquate pour s’assurer que ses employés soient à l’abri de comportements abusifs et irrespectueux.

Jian Ghomeshi fait face à cinq chefs d’accusation d’agression sexuelle et à un chef d’accusation d’étranglement sur quatre victimes.

Les accusations ont été déposées à l’automne 2014 et son procès concernant trois des quatre victimes doit débuter le 1er février 2016 devant un juge seul.

Un procès séparé doit aussi se dérouler en juin 2016 pour lui permettre de répondre à une accusation d’agression sexuelle sur la quatrième victime.

Il a plaidé non coupable.

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