/news/society

Uber lance une pétition en ligne contre l’alcool au volant

Pierre Couture | Agence QMI

 - Agence QMI

La multinationale Uber lance une campagne contre l’alcool au volant en invitant les Québécois à signer une pétition en ligne.

«Le but de la campagne n’est pas de dire aux gens qui ont un peu bu pendant la période des Fêtes de prendre Uber. Le but est de dire qu’Uber est une des options disponibles», a souligné jeudi le porte-parole d’Uber au Québec, Jean-Christophe De Le Rue.

Dans sa pétition disponible en ligne, Uber demande d’ailleurs aux Québécois de s’engager à ne pas conduire en état d’ébriété durant la période des fêtes et après.

Pour mousser cette campagne québécoise, Uber a notamment fait appel à un partenaire chauffeur de son service UberX de la métropole qui raconte avoir été très marqué durant sa jeunesse par le phénomène de l’alcool au volant.

Baisse de la mortalité

Selon une étude menée par des chercheurs de la Fox School of Business de l’Université Temple, à Philadelphie, l’arrivée du service UberX dans une ville entraînerait généralement une baisse de la mortalité liée à l’alcool au volant.

Les chercheurs qui ont mené cette étude disent avoir comparé le taux de mortalité lié à l’alcool au volant dans 540 municipalités de la Californie, avant et après l’arrivée du service de raccompagnement d’Uber.

Résultat : la venue du service UberX réduirait les accidents mortels liés à l’alcool au volant entre 3,6 % et 5,6 %, ont-ils analysé.

Service illégal

Rappelons que le service UberX est toujours jugé illégal au Québec par le ministère des Transports.

Depuis le début de l’année, plus de 500 véhicules ont été saisis au Québec, dont plus de 400 à Montréal.

Chaque saisie de véhicule peut être accompagnée d’amendes salées variant entre 350 $ et 1050 $, incluant les frais de remorquage, de fourrière et de cour.

Uber dit assumer tous les frais juridiques de ses chauffeurs en attendant qu’un juge détermine la légalité ou non de ses activités en sol québécois.