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Le service d’orthopédie en danger

TVA Nouvelles

Capture d'écran TVA Nouvelles

Le départ de l’un des deux orthopédistes de l'hôpital de Matane fait craindre le pire pour l'avenir de ce service et de celui de la salle d'opération.

L’orthopédiste Théodore Nault qui pratique depuis 2006 à l'hôpital de Matane part à la retraite vendredi. Il était de garde une fin de semaine sur quatre et pouvait opérer cinq demi-journées par semaine. Il pouvait notamment poser jusqu’à 75 prothèses de hanche ou de genou par année. Dr Nault a aussi mentionné que la liste d'attente est actuellement de trois mois en plus des opérations courantes.

LE SERVICE D’ORTHOPÉDIE EN DANDER À L’HÔPITAL DE MATANELe départ de l’un des deux orthopédistes de l'hôpital de Matane fait craindre le pire pour l'avenir de ce service et de celui de la salle d'opération.Dr Théodore Nault qui fait de l'orthopédie depuis 2006 à l'hôpital de Matane part à la retraite vendredi. Il était de garde une fin de semaine sur quatre et pouvait opérer cinq demi-journées par semaine. Il pouvait, entre autre, installer jusqu’à 75 prothèses de hanche ou de genou par année. Dr Nault a aussi mentionné que la liste d'attente est actuellement de trois mois en plus des opérations courantes. TVA a appris que le second orthopédiste qui travaille à l’hôpital de Matane, le Dr Jérôme Guimond, sera déplacé à l'hôpital de Rimouski et desservira Matane selon les besoins. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent considère que le volume d'interventions à Matane ne permet pas d'occuper un orthopédiste à temps complet.Un constat qui attriste le Dr Nault qui estime que la population de Matane et des environs a droit à l’accès d'un orthopédiste sur place. « Ces gens là ont droit d’avoir des soins équivalents. Ils payent des taxes comme tout le monde. La population de Matane vieillit, ce n’est pas le bassin de population pour l’orthopédie qui manque. C’est regrettable que des gens de 90 ans, avec une fracture de la hanche en plein hiver, soient obligés d’aller à Rimouski. »Par ailleurs, si on procède uniquement à des interventions mineures à Matane, cela vient aussi mettre en danger les équipes attitrées à la salle d'opération qui verront diminuer le volume des interventions. Pour la présidente du Syndicat des infirmières et inhalothérapeutes de l'Est du Québec cette décision vient confirmer leurs craintes au niveau des conséquences de la loi 10 qui a mené à la fusion des établissements. «C’est certain que si on a moins de chirurgies, il y’a une perte d’expertises et à court et moyen terme, probablement des abolitions de postes », indique Micheline Barriault, présidente du SIIIEQ.Le député Pascal Bérubé a réagit à cette nouvelle.« Ce sera potentiellement une justification pour fermer le bloc opératoire, donc tout ça est lié. Moi je demande au CISSS du Bas-Saint-Laurent de maintenir ce poste là à Matane et si ce n’est pas le cas, ça ne restera pas comme ça! Ça me parait comme une énième tentative pour centraliser les soins de santé à Rimouski. » Le CISSS du Bas St-Laurent a confirmé mercredi matin que le Dr Guimond restera à Matane jusqu'à l'été et qu’il travaillera par la suite de Rimouski.

Posté par TVA Est-du-Québec sur mercredi 16 décembre 2015

Or, le second orthopédiste qui travaille à l’hôpital de Matane, le Dr Jérôme Guimond, sera déplacé à l'hôpital de Rimouski et desservira Matane selon les besoins. Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS) considère que le volume d'interventions à Matane ne permet pas d'occuper un orthopédiste à temps plein.

Un constat qui attriste le Dr Nault lequel estime que la population de Matane et des environs doit avoir accès à un orthopédiste sur place. «Ces gens ont le droit d’avoir des soins équivalents. Ils payent des taxes comme tout le monde. La population de Matane vieillit, ce n’est pas le bassin de population pour l’orthopédie qui manque. C’est regrettable que des gens de 90 ans, avec une fracture de la hanche en plein hiver, soient obligés d’aller à Rimouski», a-t-il affirmé.

Par ailleurs, si l’on procède uniquement à des interventions mineures à Matane, cela vient aussi mettre en danger les équipes attitrées à la salle d'opération qui verront diminuer le volume de chirurgies. Pour la présidente du Syndicat des infirmières et inhalothérapeutes de l'Est-du-Québec, cette décision vient confirmer leurs craintes concernant les conséquences de la loi 10 qui a mené à la fusion des établissements.

«C’est certain que si l’on a moins de chirurgies, il y’a une perte d’expertise et à court et moyen terme, probablement des abolitions de postes», a déploré Micheline Barriault, présidente du SIIIEQ.

Le député Pascal Bérubé a réagi à cette nouvelle. «Ce sera potentiellement une justification pour fermer le bloc opératoire. Je demande au CISSS du Bas-Saint-Laurent de maintenir ce poste à Matane. Cela ressemble à une énième tentative pour centraliser les soins de santé à Rimouski.»

Le CISSS du Bas St-Laurent a confirmé mercredi matin que le Dr Guimond restera à Matane jusqu'à l'été et qu’il travaillera par la suite de Rimouski.